Jean Louis Debré : "Sarkozy, Jamais !"
Jean Louis Debré refuse les Tracts de l'UMP !!!!

Les réactions côté sarkozystes sont aussi virulentes que l'attaque... Alors que les "Eléphants" du PS se titillent par presse interposée, à quelques jours du premier grand débat, de l'autre coté de l'hémicycle, ou plutôt sur le perchoir, on n'est pas en reste. Le président de l'Assemblée nationale, et accessoirement fidèle de la "Chiraquie", Jean-Louis Debré, a fustigé '"attaques incessantes" de Nicolas Sarkozy à l'encontre du gouvernement et du président de la République, dans un entretien accordé au Journal du Dimanche. "Ce dénigrement continu est insupportable", estime Jean-Louis Debré, faisant référence indirectement à la "rupture" prônée par le numéro deux du gouvernement et probable candidat à la présidentielle en 2007.

Réponse d'Eric Woerth, député et trésorier de l'UMP : il a dénoncé la "guérilla" menée contre Nicolas Sarkozy par des "snipers" au sein même de l'UMP. "Le président de l'Assemblée nationale doit tenir son rang et sa position, c'est à dire qu'il doit être au-dessus des débats et des mêlées et être celui qui se doit de rassembler les parlementaires, de rechercher l'unité", a déclaré la députée UMP Nadine Morano. Christian Estrosi, ministre délégué à l'Aménagement du territoire, a vu dans la charge de Jean-Louis Debré la marque d'une "ambition : devenir mécanicien en chef de la machine à faire perdre". Jean-Pierre Raffarin a pour sa part demandé à M.Debré de ne "pas se tromper d'adversaire" lors du Grand Jury RTL - LCI - Le Figaro dimanche.

"Pourquoi remettre en cause, par exemple, notre politique étrangère? Au nom de quoi parler d'arrogance, dire qu'elle a été défendue avec grandiloquence?", se demandait Jean-Louis Debré, pointant du doigt les déclarations de Nicolas Sarkozy durant sa récente visite aux Etats-Unis, mais sans jamais citer son nom.

Dans le JDD, le président de l'Assemblée nationale lance à nouveau un appel au calme au sein du parti majoritaire. "Les agressions, les tensions, les excommunications... tout ce à quoi nous assistons depuis plusieurs semaines doit cesser. Attention à ceux qui sèment le vent, ils pourraient récolter la tempête!"

Jean-Louis Debré d'autre part de considérer que le président de l'UMP devrait être seul candidat : "Au nom de quoi empêcher Michèle Alliot-Marie, Dominique de Villepin ou qui que ce soit d'autre d'être eux aussi candidats?", demande-t-il. "N'excluons rien, ni personne. Tout est ouvert et devra le rester encore un bon moment".