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Du punch ! C'est, de l'avis unanime, le qualificatif que l'on peut attribuer à Yves Jégo, député UMP et animateur du réseau des supporters de Sarkozy. Il était à Lyon hier soir. Rencontre.

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Près de 150 supporters lyonnais, dont une grande majorité de jeunes, avaient fait le déplacement à La Chapelle, dans le 5è arrondissement, pour cette première réunion  organisée en moins de trois jours. Avec un invité de choix : Yves Jégo.

Ce jeune député de 46 ans, maire d'une commune de Seine et Marne située au confluent de la Seine et de l'Yonne, parcourt la France en long, en large et en travers depuis plusieurs semaines avec un objectif : mo-bi-li-ser !

Et il a du talent… Sous l'objectif du cameraman, Yves a longuement répondu aux questions des supporters : immigration, scolarisation des enfants handicapés,  adoption d'enfants, crédibilité de François Bayrou et de ses propositions. Sans parler de Madame Oui-Oui. Toutes les thématiques avaient droit de cité.

On a eu droit à de belles envolées sur Madame Oui-Oui, un sujet sur lequel Yves est intarissable (il en a même usé 3 piles de micro). Un vrai Duracell boy ! "La vision de la société de la candidate socialiste est extraordinaire. C'est comme si aux Jeux Olympiques, on ne donnait pas de médailles aux premiers pour ne pas humilier les derniers ! Avec Nicolas Sarkozy, nous sommes pour une société de responsabilisation et de l'effort, où chacun pourra prendre en main son avenir. Nous sommes pour une société ou le travail reprenne sa place, la première. Nous sommes aussi pour une société qui sache aider celui qui a moins pour réussir, ce qui ne le dédouane pas pour autant de sa part d'effort. Madame Royal est pour le Bac à 80% des lycéens. Nous sommes pour le Bac aux meilleurs, à ceux qui, par leurs efforts et leur travail trouvent une juste récompense !"

Justement, parlons de responsabilité… De nombreux élus étaient présents, notamment du groupe politique auquel j'appartiens. Ils ont décidé, tout comme moi, de s'engager.

Il reste 45 jours… Et rien n'est gagné. Une présidentielle se perd à très peu de voix. Jospin a perdu pour 160 000 voix… Je ne voudrais pas voir un 21 avril à l'envers ou, parce que nous n'avons pas su nous mobiliser, parce que nous estimions que c'était d'abord l'affaire des autres, parce que nous avons manqué de courage politique, parce que nous estimions que ce combat n'était pas le nôtre, la France décide de reculer. 160 000 voix, retenez bien ce chiffre.

Chaque jour, convaincre 5 personnes. Parler, discuter, débattre, s'impliquer, se battre, prendre du plaisir à la confrontation des idées, c'est ça une campagne. Nous avons besoin de vous. Nicolas a besoin de vous. L'avenir est entre nos mains. Au boulot ! (merci à Erick Roux de Bezieux et Marie Victoire)