Nicolas a prononcé, vendredi soir 9 mars, lors du meeting à Caen (Calvados), un vibrant plaidoyer pour la France, la nation et la république dont les Français "ont tout lieu d'être fiers".


Les Jeunes de Normandie avec Nicolas !

Devant 10 000 personnes, NS a justifié sa volonté de devenir président par son opposition à ce qu'il affirme être la préoccupation des socialistes, qui considèrent la république comme "l'affaire des partis" et qu'il accuse de "communautarisme historique". "Pour nous, c'est le problème de la nation (...) pour nous, la république, ce n'est pas la droite, ce n'est pas la gauche, ce sont tous les Français".


Nicolas Sarkozy, qui a rappelé ses origines étrangères, se considère néanmoins en droit de revendiquer l'histoire de France : "Celui qui arrive et qui aime la France devient l'héritier de tout son passé", des "2 000 ans de christianisme", mais aussi de "la morale laque qui incorpore 2 000 ans de valeurs chrétiennes". Ceux qui refusent cette culture doivent partir, a-t-il répété. "Celui qui ne veut pas reconnaitre que la femme est l'égal de l'homme, celui qui veut enfermer sa femme, obliger sa femme à porter le voile, à se faire exciser ou à se marier de force, celui-là n'a rien à faire en France".


A Caen, NS a affirmé qu'"être Francais c'est se  sentir héritier d'une seule et même histoire, dont nous avons toutes les raisons d'être fiers", ce qui lui permet de refuser que le PC et le PS s'approprient Jaurès et Blum : "Mme Buffet m'a interdit de les citer. Je vais donc recommencer".

Il n'a adressé que quelques égratignures à ses principaux compétiteurs, SR et FB : "Une candidate veut le retour aux années Jospin. Un candidat veut que celui qui appuie sur le frein soit le plus fort, c'est l'immobilisme".

Dans l'après-midi, Nicolas Sarkozy s'était rendu sur les bords de la Manche à Grayes-sur-mer, près de Juno Beach , pour déposer une gerbe au pied de la croix de Lorraine érigée en souvenir des premiers pas effectués sur le sol français par le général de Gaulle, le 16 juin 1944, après quatre ans d'exil à Londres.