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Le thème : Enjeu prospectif de la république des Blogs en particulier, et des blogs politiques en général.

L'emission était en direct sur France Culture et en public du CAFE PAVIL LON BALTARD avec REPUBLIQUE DES BLOGS où se tenait la dernière édition de la République des Blogs (2 ans déjà !)

Un plateau composé de Nicolas VANBREMECHE (versac),
Quitterie DELMAS (modem) et pour la 1er partie d'André GUNTHERT, professeur a à l’EHESS, responsable du blog « Actualités de la recherche en histoire visuelle », Aline LE BAIL KREMER, responsable de « betapolitique.fr ».

Pas évident de débattre à 1h00 du mat, mais de très grands moments
;-)




Nicolas a proposé mercredi un "contrat de confiance sur cinq ans" aux professionnels de la culture, à l'occasion d'une rencontre destinée à séduire une catégorie traditionnellement classée à gauche. Notre candidat s'est notamment engagé à ne jamais autoriser la licence globale et à protéger les droits d'auteur sur Internet.
"Je vous propose un contrat de confiance sur cinq ans", a-t-il lancé à plusieurs centaines de personnes réunies dans une boîte de nuit du VIIIe arrondissement. Peu de têtes connues dans l'assistance, composée majoritairement de professionnels. L'académicien Jean d'Ormesson, le cinéaste Elie Chouraqui ou la productrice Pascale Breugnot étaient présents, ainsi que le ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres.

"Vous oubliez d'où vous venez (sous-entendu, de la gauche) pour cinq ans. Si vous voulez y retourner dans cinq ans, OK", a plaisanté M. Sarkozy sous les rires de l'assistance. "Ne vous gênez pas, faites-vous plaisir, allez-y. Un peu de courage, ça vaut le coup."

NS s'est engagé à "mettre l'art et la culture au coeur de la politique" en fixant cinq priorités: la défense de la diversité culturelle, la valorisation du patrimoine, l'enseignement artistique, la diffusion de la culture dans les quartiers et la rencontre entre l'art et la société de l'information.


A cet égard, Nicolas a promis de ne pas mettre en oeuvre le système de la licence globale sur Internet, qui "tuerait définitivement toute forme de création". "Je n'accepterai pas l'idée de vol organisé sous prétexte de jeunisme", a-t-il lancé, jurant de "se battre pour le respect des droits d'auteur".

Concernant les intermittents du spectacle, il s'est prononcé pour un système "gagnant-gagnant" comportant une "indemnisation généreuse" pour les intermittents, "quitte à leur demander en contrepartie de contribuer au développement de l'enseignement artistique et à la découverte pour les jeunes des métiers de la culture".

Nicolas a promis de soutenir la création en se "battant" à Bruxelles pour que la TVA à l'importation soit réduite sur les arts décoratifs, les meubles et les manuscrits. Il n'a pas manqué de parler de l'audiovisuel. Déplorant le "sous-financement" de l'audiovisuel public, il a laissé entendre qu'il pourrait autoriser les chaînes publiques à accéder davantage à la publicité. "Arrêtons l'hypocrisie, soit on interdit l'accès aux ressources publicitaires et dans ce cas-là, on a une vraie spécificité, soit on autorise l'accès aux ressources publicitaires, et on laisse les chaînes publiques se battre à armes égales".

Nicolas Sarkozy a enfin prôné une "rationalisation" de l'audiovisuel public extérieur (France 24, TV5, RFI...). "Il faudra mettre un peu d'ordre là-dessus", a-t-il lancé, ironisant sur les "reportages passionnants" sur "un canton belge" (sic) ou "l'actualité romane" (sic) de TV5. Il a souhaité que le ministère de la Culture récupère la tutelle de ces chaînes, qu'il partage aujourd'hui avec le Quai d'Orsay.

Nicolas au le salon de l'Agriculture vendredi matin, admirant charolaises, parthenaises et autres imposants bovins, avalant un verre de blanc, serrant des mains et confirmant au passage quelques promesses à des professionnels acquis à sa cause.

NS, flanqué du ministre de l'Agriculture Christian Bussereau et de quelques personnalités, est propulsé de stand en stand par un essaim de journalistes, porteurs de perches, cameramen et gardes du corps.

"Un tour symbolique du salon", souligne-t-on dans son entourage. La presse a été conviée pour 09h00 mais le ministre-candidat est arrivé Porte de Versailles dès 07h30 pour assister à la traite des vaches et prendre son petit-déjeuner hors caméras avec une dizaine d'éleveurs de la profession et "discuter tranquillement avec eux", explique-t-on encore.

"M. Sarkozy, M, Sarkozy ! Bonjour Nicolas !", interpellent des voix dans la foule au passage de la meute médiatique. Les badauds brandissent leur téléphone portable pour tenter de photographier le ministre en visite. Les journalistes jouent des coudes pour lui arracher un commentaire, les exposants essaient d'éviter la bousculade pour présenter leurs produits.

"Il dort jamais, c'est pas possible", s'étonne un curieux qui se souvient d'avoir vu le ministre la veille au soir tard dans une émission télévisée.

"Laissez-le respirer !", clame une pimpante quadragénaire.

Là, c'est une pie rouge qu'il faut admirer. Un peu plus loin, un orchestre entonne "la marche du cultivateur" au son de l'accordéon.

"Il y a des gens qui sont pleins d'illusion, qui voudraient être président de la République, député, ministre ou bien grand patron. Mais moi je n'ai qu'une seule ambition: pour labourer je me lève le matin"», a le temps d'entendre le candidat UMP.

Au point d'arrêt suivant : une belle noire, cloche au cou, une Herens du Valais. "Il m'a dit : ça fait plaisir de vous revoir. Je lui ai souhaité bonne chance. C'est un gars sympa", dit Michelle Rouiller. Elle lui a offert une corbeille de produits de sa région et une eau de vie de poire.

"Attention au taureau !" clame le service d'ordre. Cette fois, l'animal pèse 1.500 kg. "Il (Sarkozy) l'a peigné", dit fièrement son propriétaire, Jean-Luc Gauthier, agriculteur dans la Nièvre. "C'est le seul politique qui a eu des paroles concrètes", commente son voisin Patrice Barret, éleveur dans le Cher.

Brève rencontre avec Jean-Michel Lemetayer, président de la FNSEA. "Les valeurs du monde paysan, c'est le travail, le mérite, la récompense", affirme Nicolas Sarkozy.

Il parle de supprimer les droits de succession pour que la terre puisse être transmise aux jeunes agriculteurs

"Le monde agricole vote plutôt à droite, Sarkozy et Bayrou. Il n'y a qu'une partie du Sud-Ouest qui votera Ségolène", affirme Martine, au stand de la FNSEA.

« Je lui ai dit : M. Sarkozy : il faut manger la pomme du Limousin pour vous donner du tonus dans votre campagne", clame David, arboriculteur à Pompadour dans le Limousin. "Tous les ans, il s'arrête au stand. Je vais voter pour lui. C'est le seul capable d'essayer de faire quelque chose", ajoute le promoteur de la golden AOC.

Onze heures du matin. La tournée touche à sa fin. Trente secondes au stand Peugeot. Guère plus chez Citroën. Le temps pour le président de l'UMP de confirmer la TVA à 5,5% pour les véhicules propres à Christian Bonnafé, responsable de ce segment pour la marque Citroën. "Une petite incitation fiscale pour faire démarrer le produit", a dit le responsable au ministre.

Au stand Viniflhor, l'Office national interprofessionnel des fruits, des légumes, des vins et de l'horticulture, Nicolas Sarkozy redit à des viticulteurs tous sourires qu'il est favorable à la publicité "modérée" sur le vin, avant de déguster un verre de Puligny-Montrachet. (lexpress)