Un reportage de Dimanche +, l'émission politique de Canal+ présentée par Anne Sophie Lapix a présenté la rentrée des Ministres sur INTERNET.

Quelques extraits avec Eric Woerth, Yves Jégo et Luc Chatel.

« Dimanche + » reprend du service la saison prochaine à compter du 9 septembre. Animée et produite par Laurence Ferrari, l’émission politique de Canal + s’adapte au nouveau contexte politique.

A quoi ressemblera « Dimanche + » la saison prochaine ?


Laurence Ferrari : Nous suivrons les premières mesures du gouvernement et nous les confronterons aux promesses de la campagne. Même si « Dimanche + » restera centrée sur la politique française, nos reportages s’intéresseront aux exemples étrangers qui inspirent les réformes de la présidence Sarkozy. Et puis, nous avons deux moments forts d’ores et déjà programmés : la présidentielle américaine et la bataille des municipales. J’ai fait appel à un nouveau rédacteur en chef, Jean-Pierre Montanet, qui vient du magazine « 7 à 8 » (NDLR : TF1). On travaille ensemble depuis mes débuts à Europe 1.

Quel bilan faites-vous à l’issue de cette première saison ?

L’émission s’est installée en audience en réunissant de 1,5 à 2 millions d’individus chaque semaine. Elle pèse désormais dans l’agenda des politiques. Ce n’est pas un hasard si, entre les deux tours de la présidentielle, nous sommes la seule émission à avoir reçu les deux finalistes, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal. Je note aussi que la candidate socialiste est venue d’abord chez nous, avant de faire le 20 heures de TF1. « Dimanche + » a fidélisé un public jeune, les 18/34 ans. Je pense qu’elle a eu sa part dans la réconciliation entre les jeunes et la politique.

Dans sa forme, l’émission conservera-t-elle « Le journal du Château » ?

Laurence Ferrari : Nous gardons « Le château » ainsi que « Campanet », la chronique de la politique sur le Net que nous avons été les premiers à installer avant d’être largement imités. De même que Loïc Prigent conserve sa chronique acérée sur « les tics, les tocs et petits travers » des politiques. D’autres chroniques sont en cours d’élaboration.

 En quittant TF1, vous avez monté une société de production, Storybox, avec votre époux, Thomas Hugues, et votre associée, Lorraine Willems. Où en êtes-vous ?

Storybox emploie désormais quinze permanents. Nous sommes montés jusqu’à 120 fiches de paie durant la campagne. Canal + nous incite à ne pas dépendre d’elle seule, et nous a encouragés à proposer nos reportages à d’autres chaînes. Nous alimentons désormais des magazines comme « Capital » et « 66 minutes » sur M6, « Envoyé spécial » sur France 2 et « Lundi investigation » de Canal +. Je rends hommage à Lorraine Willems qui a su rendre Storybox rentable au bout d’un an (NDLR : 5 millions d’euros de chiffre d’affaires).

Vous cherchez aussi à développer de nouveaux talents. De quoi s’agit-il ?

Nous proposons aux chaînes des nouveaux concepts qui nous ont été apportés par des jeunes talents. Nous essayons de les développer avec eux, toujours dans notre credo : le journalisme et l’investigation. (lepoint)