Il y a 66 ans, le 22 octobre 1941, Guy Môquet et 26 autres résistants étaient fusillés, voici sa dernière lettre et un documentaire réalisé par les élèves du lycée Jean Durand de Castelnaudary.
"Ma petite maman chérie,
mon tout petit frère adoré,
mon petit papa aimé,
Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c'est d'être courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c'est que ma mort serve à quelque chose. Je n'ai pas eu le temps d'embrasser Jean. J'ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas ! J'espère que toutes mes affaires te seront renvoyées elles pourront servir à Serge, qui je l'escompte sera fier de les porter un jour. A toi petit papa, si je t'ai fait ainsi qu'à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m'as tracée.
Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j'aime beaucoup. Qu'il étudie bien pour être plus tard un homme.
17 ans 1/2, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine.
Je ne peux en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, en vous embrassant de tout mon cœur d'enfant. Courage !
Votre Guy qui vous aime.
Guy
Dernières pensées : Vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir !"
Guy Môquet - Lycée Jean Durand 1ère partie
Les réseaux sociaux ne seraient pas aussi rentables qu'ils pourraient l'être, selon le cabinet d'étude IDC. La réponse se trouverait du côté de la publicité en ligne, cependant, la nature même de ces sites serait répulsive pour les annonceurs.
Le revenu généré par les réseaux sociaux en ligne n'est pas proportionné à l'attention médiatique qu'ils reçoivent, annonce IDC. Dans une étude intitulée
Social Networking Services in the US - Popular, Yes, But How to Monetize Them, le cabinet d'analyse avance que les tenants des réseaux sociaux que sont MySpace, Facebook ou encore YouTube n'ont pas atteint leur plein potentiel publicitaire. D'après les estimations publiées, cette activité aurait généré un chiffre d'affaires d'environ 400 millions de dollars l'an passé, un résultat qui devrait être porté à plus d'un milliard cette année.
Monétiser l'offre des réseaux sociaux
Pour le cabinet d'étude, le manque à gagner trouverait son explication dans le fait que ces acteurs du réseau social online n'ont pas su monétiser leur offre. D'après l'étude, l'avenir de cette tendance du "contenu généré par l'utilisateur" passerait par des stratégies mêlant différents modèles économiques. La publicité online, la souscription et le e-commerce sont notamment cités comme sources de revenus bien que la publicité soit le seul canal à être potentiellement adaptable à ce type de service en ligne.
L'impossibilité d'attirer les annonceurs
Dans ce cadre, IDC souligne que certains réseaux sociaux ne seront jamais à même d'attirer les annonceurs à grande échelle. "Les réseaux sociaux ne peuvent pas garantir un environnement viable pour les marques. Les annonceurs ne souhaitent pas voir leurs annonces affichées sur la même page que certains contenus illicites par exemple", indique Karsten Weide, directeur du programme Digital Marketplace : Media and Entertainement. Et d'ajouter, "le dilemme des réseaux sociaux est que s'ils commencent à contrôler ce que les utilisateurs mettent en ligne, il perdront leur popularité, c'est-à-dire ce qui attire les annonceurs en premier lieu".
(Atelier groupe BNP Paribas - 28/08/2007)