La réalisation par la cellule multimédia du Premier Ministre de Matignon 360° est à souligner car c'est vraiment une réussite. La navigation est très fluide et on peut y découvrir le bureau du PM avec ses deux Mac et son Iphone !


Hier, François Fillon et Luc Chatel se sont rendus en Haute-Marne, d'abord aux Forges de Bologne, spécialisées dans la transformation des métaux de haute technologie. A cette occasion, le Premier Ministre s’est entretenu avec les salariés de l’entreprise et a rappelé devant eux le soutien du Gouvernement à l’industrie française. Puis à la Maison du Livre et de l’Affiche, et enfin à la Mairie de Chaumont.



Discours de François Fillon à Chaumont


"...En mal d’arguments solides, l’opposition évoque enfin la question du symbole.
C’est un argument que je ne balaye pas d’un revers de main.
Notre histoire est traversée de symboles.
Quarante ans après la décision de 1966, que nous soyons encore là à évoquer l’héritage du Général de Gaulle, cela soulève en moi une fierté et une immense gratitude pour l’homme du 18 juin.
Mais toute sa vie, le Général s’est défié des situations acquises.
Les circonstances dictent les actes.
Les actes doivent anticiper les situations de demain et non pas reproduire celles d’hier. Seuls comptent le rang et l’intérêt de la France.
Or rien n’est plus contraire à notre rayonnement que la nostalgie.
La donne politique a changé, et donc, nous prenons l’initiative !
Nous la prenons en Europe, nous la prenons à l’ONU, nous la prenons au G20, nous la prenons dans l’Alliance atlantique.
Nous sommes en mouvement, l’opposition est à l’arrêt.
Nous regardons le monde, l’opposition s’observe.
Nous tentons de saisir le cours de l’Histoire, l’opposition tente vainement de la freiner.
Pour tous les peuples qui se font une certaine idée de la France, de notre République, la France reste la France, avec son exigence de vérité et avec son exigence de grandeur !


Mesdames et messieurs les députés,

En son nom, et selon les termes de l’article 49 alinéa 1 de notre Constitution, j’invite le Parlement à honorer le Gouvernement de sa confiance."

Le discours complet sur le Blog de Francois Fillon.



Intervention de Francois Fillon présentant les axes stratégiques d'une "politique du numérique" pour la France, prononcée le jeudi 21 février 2008 lors de la journée du pôle de compétitivité des contenus numériques "Cap Digital" (Paris). 

"Mesdames et Messieurs,

On a dit beaucoup de choses sur l’élection présidentielle de 2007...
Mais on n’a peu dit que la campagne présidentielle fut la première vraie webcampagne dans notre pays.
Et ce qu’on n’a pas encore dit, c’est que la nouvelle équipe qui sert la France appartient à la génération du numérique.

A mon sens, c’est la première fois que le Président de la République, le Premier ministre et la totalité des ministres vivent au quotidien avec les technologies de l’information et de la communication.

En ce qui me concerne, ce n’est pas une nouveauté, car j’ai toujours été attiré par ces technologies. Depuis mon premier ordinateur, un Toshiba T3100, je n’ai pas cessé d’être passionné. Ministre de la recherche en 1993, puis des postes et télécommunication en 1995, je sentais que la "3ème révolution industrielle" que l’on espérait depuis les crises pétrolières viendrait d’internet et des TIC.

Je peux vous dire que ma vision n’était pas partagée par tous.

Une anecdote.

Un jour, je reçois un haut responsable des télécoms qui me parle pendant tout l’entretien du minitel. Je lui demande : "Et internet, qu’en pensez-vous ?". Et là, mon interlocuteur me répond avec aplomb : "Monsieur le ministre, l’internet est une mode, ça ne durera pas."...

On était en 1995. La France était alors en queue de peloton sur les NTIC. 140000 ordinateurs étaient raccordés au réseau contre 9 millions aux Etats-Unis...

[...]

Le seul combat qui vaille est donc celui qui associe l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur.

Ce dont nous avons besoin, ce n’est pas de défenseurs du seul audiovisuel, ce n’est pas de défenseurs des seuls réseaux : c’est de défenseurs du numérique ! Et vous pouvez compter sur moi pour être le premier d’entre eux.

"Mener une "politique du numérique" : c’est l’ambition du président de la République et de mon Gouvernement.

Cela veut dire d’abord reconnaître l’importance des acteurs que vous êtes.

La diffusion des TIC et leur utilisation sont des leviers majeurs pour aller chercher le point de croissance qui manque à notre économie.

En Europe, les TIC sont la source d’un quart de la croissance.
Elles représentent 40 % des gains de productivité. Mais en France, l’influence des TIC dans la croissance du PIB est de 0,4 à 0,8 point inférieure à ce qu’elle est dans d’autres pays.

[...]

Notre politique du numérique s’appuie, naturellement, sur notre investissement massif en faveur de l’intelligence.

En neuf mois, le Gouvernement a déjà pris des mesures structurantes inédites.

Notre but est clair : faire de notre territoire l’un des plus attractifs d’Europe pour les activités de recherche et développement.

Autre objectif phare : c’est le soutien au développement de business angels français.
Nous en avons 4 000 en France, alors que la Grande-Bretagne en compte 30 000 !
Ce n’est pas à vous que j’apprendrai le rôle-clé de ce type d’investisseurs dans la chaîne de financement des jeunes entreprises innovantes.

Vraiment : je veux qu’on arrête de considérer DASSAULT SYSTEMES, BUSINESS OBJECT, ILOG, et désormais DAILYMOTION et NETVIBES comme des exceptions.

Je veux plutôt qu’on les voie comme les premiers d’une longue série, que viendront enrichir - pourquoi pas ? - ALDEBARAN-ROBOTICS, ou BARACODA dont les projets viennent de m’être présentés.

Enfin, dans la prochaine loi de modernisation de l’économie, nous proposerons un statut unique pour toutes les entreprises à fort potentiel de croissance. Il s’appuiera sur le statut de "jeune entreprise innovante" qui, comme vous le savez, offre des exonérations d’impôt et des allègements de charges spécifiques.

En procédant ainsi, c’est l’innovation - et pas seulement la recherche - que nous souhaitons favoriser.

A présent, il faut permettre un développement de la fibre optique rapide et respectueux d’une concurrence saine entre les opérateurs.

C’est la condition sine qua non pour que le marché conserve son dynamisme et réussisse cette mutation. On a déjà conduit des concertations dans le comité de pilotage très haut débit animé par Christine Lagarde et Hervé Novelli.

[...]

Dans le domaine du numérique, force est de reconnaître que les compétences de l’Etat sont fragmentées entre un grand nombre d’acteurs.

Cette organisation était certainement justifiée lorsqu’il s’agissait de gérer au mieux la transversalité d’un sujet encore émergent.
Elle est sans doute moins pertinente lorsqu’il s’agit d’en faire un enjeu majeur de notre compétitivité.

Cette question de la gouvernance, de la meilleure organisation de l’Etat pour le numérique, nous y travaillons avec le président de la République. 

Voilà, Mesdames et Messieurs, le message de volonté et de soutien que je voulais vous adresser.

J’ajouterai un dernier mot : l’expression "politique du numérique" ne doit pas être mal comprise.

Mon but n’est en rien d’assujettir l’internet aux poids de nouvelles contraintes ou réglementations, déjà trop nombreuses pour un domaine pourtant si récent.

Je veux au contraire libérer les forces de la créativité !
Dé-corseter le web !

Et je veux compter sur vous, comme vous pourrez compter sur moi.



Francois Fillon a reçu hier soir à Matignon,
l'équipe de Campagne de Nicolas Sarkozy,
l'occasion de nous faire partager ses souvenirs de Campagne.



François Fillon est apparu au Conseil national de l'UMP déjà presque dans le costume de Premier ministre, qu'il endossera selon toute vraisemblance d'ici la fin de la semaine.

C'est lui qui a conclu cette réunion que le nouveau président de la République élu le 6 mai, Nicolas Sarkozy, dont il est un proche conseiller, avait ouverte. "Les Français ont voté pour une rupture, nous la concrétiserons ! Les Français ont voté pour le changement, nous l'engagerons ! Les Français ont voté pour des réformes, nous réformerons", a-t-il lancé.

Il a évoqué la formation du gouvernement et promis que la future équipe gouvernementale "consacrera l'ouverture politique" annoncée par Nicolas Sarkozy. "Cette ouverture, que certains évoquaient dans leurs discours, c'est nous qui allons la concrétiser", a-t-il dit en faisant allusion aux adversaires socialiste et UDF de Nicolas Sarkozy pendant la campagne, Ségolène Royal et François Bayrou.

L'ancien ministre des Affaires sociales et de l'Education nationale a adressé un message de mobilisation aux élus et aux cadres de l'UMP pour les législatives des 10 et 17 juin.

"Une nouvelle campagne électorale commence et elle exige une mobilisation totale. Elle exige de ne pas céder à la facilité et au triomphalisme", a-t-il déclaré. "Elle exige que nous allions au devant de ceux que notre victoire (à la présidentielle) a ébranlés ou, bien à tort, inquiétés."

"Face aux appels dérisoires à la 'résistance', nous allons inviter les Français à construire une espérance commune. Face aux extrémistes qui pensent qu'en cassant les vitrines on casse une victoire électorale, nous allons opposer la force calme de la démocratie", a-t-il ajouté. "Face à ceux qui, à gauche, rêvent d'une cohabitation stérile, nous allons rassembler une majorité claire et ouverte à tous les talents."

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