BlogPremium
RSS
RSS comm

Francois Fillon a reçu hier soir à Matignon,
l'équipe de Campagne de Nicolas Sarkozy,
l'occasion de nous faire partager ses souvenirs de Campagne.



François Fillon est apparu au Conseil national de l'UMP déjà presque dans le costume de Premier ministre, qu'il endossera selon toute vraisemblance d'ici la fin de la semaine.

C'est lui qui a conclu cette réunion que le nouveau président de la République élu le 6 mai, Nicolas Sarkozy, dont il est un proche conseiller, avait ouverte. "Les Français ont voté pour une rupture, nous la concrétiserons ! Les Français ont voté pour le changement, nous l'engagerons ! Les Français ont voté pour des réformes, nous réformerons", a-t-il lancé.

Il a évoqué la formation du gouvernement et promis que la future équipe gouvernementale "consacrera l'ouverture politique" annoncée par Nicolas Sarkozy. "Cette ouverture, que certains évoquaient dans leurs discours, c'est nous qui allons la concrétiser", a-t-il dit en faisant allusion aux adversaires socialiste et UDF de Nicolas Sarkozy pendant la campagne, Ségolène Royal et François Bayrou.

L'ancien ministre des Affaires sociales et de l'Education nationale a adressé un message de mobilisation aux élus et aux cadres de l'UMP pour les législatives des 10 et 17 juin.

"Une nouvelle campagne électorale commence et elle exige une mobilisation totale. Elle exige de ne pas céder à la facilité et au triomphalisme", a-t-il déclaré. "Elle exige que nous allions au devant de ceux que notre victoire (à la présidentielle) a ébranlés ou, bien à tort, inquiétés."

"Face aux appels dérisoires à la 'résistance', nous allons inviter les Français à construire une espérance commune. Face aux extrémistes qui pensent qu'en cassant les vitrines on casse une victoire électorale, nous allons opposer la force calme de la démocratie", a-t-il ajouté. "Face à ceux qui, à gauche, rêvent d'une cohabitation stérile, nous allons rassembler une majorité claire et ouverte à tous les talents."


Après les violences survenues à la gare du nord à l’occasion de l’interpellation d’un voyageur sans titre de transport, les commentateurs se sont lancés dans un exercice d’amalgame avec les émeutes de l’automne dans les banlieues. Le parti socialiste, jamais en reste quand il s’agit de démagogie a immédiatement dénoncé l’échec du ministre de l’intérieur, rejoint par tous les candidats aux présidentielles attirés par la perspective de grappiller quelques voix supplémentaires.
Cette attitude est irresponsable, elle est même antirépublicaine !

Il n’y a pas des circonstances où la loi doit être respectée et d’autres où son application n’est pas souhaitable. Quand un voyageur n’a pas payé son voyage, c’est un délinquant puisqu’il fait supporter le cout de ses actes à tous les autres usagers et aux contribuables français qui assurent l’équilibre des comptes des transports d’Ile de France. Quand, en plus il s’agit d’un adulte multirécidiviste, aucun républicain ne devrait lui trouver la moindre circonstance atténuante et émettre le moindre doute sur le travail des forces de l’ordre.

Comment convaincre les jeunes de respecter la loi,  quand leurs ainés pour de basses raisons politiciennes, critiquent la police, la gendarmerie et la justice quand ces institutions ne font qu’appliquer la loi votée par le Parlement, c'est-à-dire par les représentants du peuple français ?
A entendre les socialistes, la justice et la police ne devraient ni contrôler les étrangers entrés irrégulièrement sur le territoire français quand ils sont à proximité d’une école – jusqu’à quelle distance la loi est encore applicable ? La police serait elle comme l’alcool un danger pour la jeunesse qu’il faille interdire son usage à moins de trois cent mètres des établissements scolaires comme c’est le cas pour les débits de boisson ? – ni interpeller les resquilleurs dans les transports en commun pour ne pas provoquer les voyous toujours à l’affut d’une occasion de casser.

Bien sûr la pauvreté, l’exclusion doivent être combattus avec la plus extrême énergie car la violence se nourrit du désespoir de ceux qui ne se voient pas d’avenir. Mais laisser entendre chaque jour que la loi est à géométrie variable et que les fautes commises par les jeunes, les sans papiers, les terroristes repentis sont excusables est irresponsable et contraire au pacte républicain qui reste la meilleure protection des plus fragiles et des plus modestes.

Francois Fillon - Le Blog