Depuis une quinzaine d'années au moins, l'attitude française envers la mondialisation se caractérise par une méfiance persistante, et par un pessimisme constant des Français quant à leur devenir, leur pays, l'avenir de leurs enfants.

Quelques points clés du rapport : la proposition d’Hubert Védrine : passer d’une politique d’orgueil et d’arrogance à une politique d’influence et d’initiative,  avec un "Policy mix" à développer : un consensus de la diplomatie française combinant étroitement adaptation, protection, régulation, solidarité et action européenne.

Autres propositions :

- Faire un audit des « ratés » de la diplomatie française
- Investir diplomatiquement sur les pays du BRIC
- Développer le concept de la « Flex-Sécurité » c'est-à-dire la flexibilité du travail combinée à la sécurité de l’emploi
- Arrêter de se positionner comme « l’unique » pays des Droits de l’Homme

Mon passage préféré (page 55) un projet "d'Agence de Conseil en Démocratie" : « Nous avons besoin de nous doter d'une véritable doctrine d'encouragement à la démocratie, ajustée au cas par cas, sans relativisme ni néo colonialisme. Sans oublier qu'une ancienne puissance coloniale n'est pas la mieux placée.

Les principes en seraient :
- distinguer é-tablissement et ré-tablissement de la démocratie en tirant les leçons des expériences passées.
- ne pas confondre démocratisation des sociétés homogènes et hétérogènes.
- ne pas croire que l'application des techniques démocratiques (élections) suffit à implanter aussitôt la culture démocratique (respect de la minorité).
- distinguer processus interne de démocratisation et démocratisation par
intervention extérieure.
- mesurer cas par cas avantages et inconvénients des ingérences externes.
- valoriser au mieux le potentiel de démocratisation propre à chaque pays.

 Conclusion : la France doit réfléchir à sa place non pas « face » à la mondialisation mais « dans » la mondialisation. (Télécharger le Rapport d'Hubert Védrine)