L’Union méditerranéenne est, sui generis, un projet d'union supranational, proposé aux pays bordant la mer Méditerranée. Il a été suggéré par le président français Nicolas Sarkozy comme une alternative à l’adhésion turque de l’Union européenne, qui formerait au lieu de cela le point d’appui de la nouvelle union. Une première réunion est fixée pour juin 2008.

Membres éventuels

Membres éventuels de l’Union méditerranéenne (en bleu), avec le reste de l’Union européenne (gris foncé).

Membres éventuels de l’Union méditerranéenne (en bleu), avec le reste de l’Union européenne (gris foncé).

L’Union méditerranéenne contiendrait un mélange d’États membres de l’Union européenne et de pays du bord méditerranéen. Sept pays de l’Union européenne ont été connectés au projet (ci-dessous). La Slovénie a aussi été mentionnée dans quelques cas. L’adhésion au sud inclurait la Turquie et probablement ces pays participant dans le processus de Barcelone et la Politique de Voisinage européenne. Cette union représenterait un « pont » entre l’Europe, l’Afrique du Nord et le Proche-Orient.

  • Membres de l’UE
  •  Chypre
  • France France
  • Grèce Grèce
  •  Italie
  • Malte Malte
  • Portugal Portugal
  • Espagne Espagne
  • Afrique du Nord
  • Algérie Algérie
  •  Égypte
  •  Libye
  • Maroc Maroc
  • Tunisie Tunisie
  • Proche-Orient
  • Israël Israël
  •  Jordanie
  • Liban Liban
  • Syrie Syrie
  • Autres
  • Turquie Turquie
  •  Palestine
  • · UE :  Union européenne ·•· CE :  Conseil de l'Europe ·•· UME :  Zone euro ·
  • Union du Maghreb Arabe
  • Union africaine
  • Ligue arabe

Il y a un certain nombre de pays balkaniques occidentaux en Adriatique qui pourrait théoriquement participer à l’Union, bien qu’il ne semble pas être l’intention du projet de les inclure. Ni Monaco ni Saint-Marin ne semblent concernés non plus. De même les bases britanniques d’Akrotiri et Dhekelia dans l’île de Chypre ou Gibraltar ne vont probablement pas stimuler la participation du Royaume-Uni.

 Buts et institutions

 Les état-membres formeraient un conseil régulier sous une présidence tournante (semblable au modèle actuel de l’Union européenne) traitant de l’énergie, de la sécurité, de l’anti-terrorisme, de l’immigration et du commerce. Une Banque méditerranéenne d’investissement, modelée sur son homologue européenne, aiderait à développer les économies orientales et sud. L’expertise nucléaire française serait échangée pour des réserves nord-africaines du gaz.

Les Unions méditerranéenne et européenne travailleraient ensemble et partageraient un certain nombre d’institutions, incluant un secteur juridique commun pour se battre contre la corruption, le terrorisme, le crime organisé et la contrebande. Au contraire, Barcelone a inclus tous les membres de l’Union européenne; dans ce cas-là, ce serait seulement les États du pourtour méditerranéen pour une direction plus claire, étant donné que les États de l’Europe du Nord sont moins intéressés par les affaires méditerranéennes.