Nous voulons de l'éthique et de la transparence. Nous voulons des règles du jeu claires... Laurence Parisot appelle l'ensemble des chefs d'entreprise à se mobiliser pour créer ensemble le patronat du 21ème siècle.

 Nous sommes tous des hommes ou des femmes d’entreprise, profondément attachés aux valeurs de l’entreprise, et nous nous sommes donné depuis le premier jour l’objectif  partagé de réconcilier les Français avec l’entreprise.

Nous voulons de l’éthique et de la transparence. Nous voulons des règles du jeu claires, parce que nous aimons la vérité, parce que nous sommes des acteurs responsables, et parce l’économie de marché est à cette condition.

C’est pourquoi nous nous sommes tous indignés quand  nous avons appris que de nouveaux accords obscurs concernant encore des sommes d’argent importantes avaient été conclus au sommet de l’Uimm.

Trop c’est trop !

Nous devons tous condamner publiquement ces pratiques pour qu’elles prennent définitivement fin, pour qu’elles ne puissent plus jamais ressurgir d’aucune façon, pour qu’elles cessent d’entacher l’image de l’entreprise, l’image des entrepreneurs, l’image du Medef, l’image de chacun de nous.

Il faut se donner les moyens d’un nouveau départ. J’ai donc demandé à l’ensemble des membres de l’Uimm qui détiennent des mandats nationaux au titre du Medef de remettre ces mandats à la disposition du Medef.

Je vous précise que les mandats locaux, détenus par les adhérents des Uimm locales, ne sont en aucun cas concernés car je suis certaine que les adhérents Uimm sur le terrain sont tous des chefs d’entreprises de bonne volonté, et qu’ils ne se reconnaissent  pas dans les pratiques qu’ils   découvrent. Comme des milliers d’autres mandataires, ils donnent bénévolement ce qu’ils ont de plus précieux, c’est-à-dire leur temps,  aux instances paritaires dans lesquelles ils siègent. Ils ont un engagement et un comportement exemplaires.

C’est pourquoi j’appelle toutes les Fédérations, tous les Medef territoriaux et toutes les Uimm locales à rester proches et solidaires au nom des valeurs de l’entreprise.

C’est pourquoi j’appelle l’ensemble des chefs d’entreprise de toutes tailles, TPE, PME, moyennes et grandes entreprises, à nous rejoindre dans ce mouvement et à se mobiliser à nos côtés pour faire bouger les lignes.

Nous voulons créer ensemble le patronat du 21è siècle, entrepreneurial, ouvert, transparent et éthique, au service de toutes les entreprises et au service de
la France.

Je compte sur vous et vous pouvez compter sur moi pour que nous soyons ensemble les garants d’une unité patronale élargie et fière d’elle-même.


Laurence Parisot
Présidente du MEDEF

Les interventions de Laurence Parisot dans les médias

La présidente du Medef, Laurence Parisot, a plaidé mercredi, avant l'ouverture de l'université d'été de son mouvement, pour une "révolution stratégique", avec "une politique qui stimule le travail", et assuré que le Medef entendait "jouer le jeu avec tout le monde" dans ce but.

"Ce que nous attendons, nous les chefs d'entreprises, pour la bonne santé des entreprises françaises, c'est-à-dire la bonne santé de l'économie de notre pays, c'est la révolution stratégique, c'est-à-dire une politique qui stimule le travail", a déclaré Mme Parisot sur France Inter.

Estimant prématuré de "dresser un bilan" après les cent premiers jours de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, Laurence Parisot a toutefois reconnu sur France Inter avoir "apprécié" certaines des premières décisions. "Nous disons bravo à la réforme sur l'université, à la réforme sur l'impôt de recherche, à la possibilité de déduire du montant de l'ISF ce qui est investi dans les PME, bravo aussi au moindre coût des heures supplémentaires. Mais nous voulons également faire comprendre et accepter à l'ensemble des Français ce qu'est une politique économique de l'offre", a-t-elle dit au Monde.

La présidente du Medef a aussi affirmé sur France Inter que son organisation patronale entendait "jouer le jeu avec tout le monde", tant "avec le gouvernement qui essaie de mettre la France en mouvement, au diapason et au rythme du monde entier" qu'"avec les organisations syndicales".

Pour elle, si les partenaires sociaux trouvent un accord lors de la négociation sur la modernisation du marché du travail, ils auront "contribué à installer une démocratie participative où la société civile, représentée par les organisations syndicales et patronales, aura toute sa part".