Vue aérienne de la mégapole (11 M d'habitants) lors de mon déplacement en mai 2006
Le maire de São Paulo, Gilberto Kassab que j'ai rencontré lors de mon voyage d'étude en mai 2006, a fait voter une nouvelle loi concernant la pollution visuelle dans la ville. Publicités se trouvant sur les voies publiques ou privées, sur les murs des immeubles, bus, taxis, écrans géants, en plus de la distribution de flyers aux feux rouges : d'ici le 31 décembre, tout doit disparaître ! Par 45 voix contre une - celle de Dalton Silvano, représentant du syndicat des publicitaires - le maire de São Paulo, Gilberto Kassab (PFL), avait réussi, il y a quelques mois, à faire approuver une nouvelle loi pour la municipalité. Baptisée "Cidade limpa" (ville propre), cette loi contraint tous les publicitaires à retirer de la ville tous leurs panneaux et affiches. Date limite pour s'exécuter : le 31 décembre prochain, même si les entreprises qui auront prouvé ne pas être en capacité de retirer leurs publicités d'ici la fin de l’année bénéficieront d'une tolérance jusqu’en mai 2007. Le but est bien sûr de nettoyer la ville de la "pollution visuelle" dont elle souffre depuis des années. Ainsi, les panneaux lumineux, les publicités sur les façades ou toits d’immeubles et les écrans géants vont bientôt disparaître de notre environnement urbain. Les publicités sur les taxis, bus, dirigeables, vélos et les flyers distribués aux feus rouges seront aussi contrôlés.
Du nouveau design mobilier pour São Paulo
Dorénavant, le conseil municipal aura la liberté de choisir un nouveau type de mobilier urbain pour héberger la pubilicité dans les espaces publics de São Paulo. Un appel d’offre va donc être lancé dans ce sens aux publicitaires. Parmi ceux qui auraient le plus de chances de l'emporter, se trouve le groupe français JC Decaux, en concurrence avec l’Espagnol Cemusa et l’Américain Clear Channel.
Kassab aimerait que le nouveau mobilier urbain soit mis en place le plus vite possible. A l'opposé, le président du Syndicat des entreprises publicitaires de l’Etat de São Paulo, Julio Albieri, entend bien aller en justice pour faire annuler la loi, qui selon lui fera perdre leur emploi à environ 5.000 personnes, au sein de 200 entreprises. Exemple pour Paris ?
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