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Nicolas a reçu les parlementaires UMP au QG de campagne, en liesse, pour leur demander de rester « totalement mobilisés » pour le second tour. Faisant la comparaison avec une finale de Roland Garros, le candidat UMP a expliqué : « Quand on veut gagner, il faut lâcher tous les coups et ne pas jouer petit bras ». « C'est le peuple qui a fait notre succès. Les Français nous ont fait un honneur immense en nous faisant confiance » a poursuivi sans triomphalisme Nicolas Sarkozy. « Hyper-concentré », selon plusieurs participants, le candidat de l'UMP a évoqué, comme la veille au soir à Dijon, « les contours d'une nouvelle majorité présidentielle, sans tomber dans le piège du parti unique, car je n'y crois pas ». « L'unité dans la liberté est fondamentale » a-t-il insisté, à l'adresse des parlementaires UDF qui sont tentés de le rejoindre. Nicolas Sarkozy a précisé qu'il ferait une distinction entre les députés centristes qui le soutiendraient et les autres, ce qui signifie que l'UMP ne présentera pas de candidat contre les sortants UDF ayant rallié Sarkozy.
 
Selon certains participants, l'un des scénarios envisagés serait la création d'un « nouveau parti centriste » regroupant les UDF ayant rejoint l'UMP depuis 2002 et ceux qui auront soutenu Nicolas Sarkozy avant ou après le premier tour.
 
Les proches du candidat UMP expliquent que ce dernier veut créer « une majorité multipolaire » préservant l'identité de chacun « pour un contrat sur cinq ans » selon Claude Goasguen. Mais le mot d'ordre du candidat UMP est clair : « pas de négociation d'appareil » ni de « discussion d'arrière-salles » selon la formule de Brice Hortefeux. Le ministre des Collectivités territoriales a souligné hier que le candidat de l'UMP « s'adresse aux électeurs » mais « ne ferme aucune porte » à François Bayrou et à son entourage.
 
En sortant du QG de campagne, Jean-Pierre Raffarin a salué la « performance » du candidat centriste et ses « qualités », soulignant que « l'UMP et l'UDF ont une longue histoire politique commune » « Pour moi, l'essentiel des valeurs du centre se retrouvent chez Nicolas Sarkozy » a estimé l'ancien premier ministre. « Nicolas Sarkozy veut rassembler, Ségolène Royal veut marchander » résume le porte-parole du candidat, Xavier Bertrand.
(Lefigaro)