
"Je sais qu'il y a une chance de paix et que nous devons la saisir. Le peuple veut la paix et rejette la violence". C’est la gorge nouée que les 150.000 manifestants rassemblés à Tel-Aviv ont entendu à nouveau la voix d’Yitzhak Rabin, douze ans après sa mort, sur la place même où il fut tué de plusieurs balles dans le dos. La place Rabin, noire de monde, s’est recouverte de banderoles "Oui à la paix, non à la violence", et "nous n'oublierons pas, nous ne pardonnerons pas".
Pour la première fois, le président travailliste d’Israël et ancien collègue de Rabin, Shimon Peres a pris la parole à la tribune. "Vous êtes les héritiers de Rabin. Ne flanchez pas et continuez d'aller dans la voie qu'il a tracée, celle de la paix et de la sécurité" a-t-il exhorté.