Un banal contrôle routier a dégénéré le dimanche 1 octobre, aux Mureaux (Yvelines), en échauffourée entre plusieurs dizaines de jeunes et sept gardiens de la paix, qui ont été blessés. Vers 19 heures, une patrouille de quatre policiers en tenue avise un automobiliste qui ne porte pas sa ceinture de sécurité. Ils lui font signe de se garer sur le côté pour le contrôler. En vain.

La Super 5 file sans s'arrêter et rentre dans le quartier des Musiciens, «le plus difficile», souligne le commissaire Druais, des Mureaux : «Il y a refus d'obtempérer, l'équipage, qui connaît la sensibilité de ce quartier, se positionne à l'extérieur pour éventuellement l'intercepter à sa sortie. Mais le conducteur revient aussitôt et leur fonce délibérément dessus, c'est de la provocation.»

La Super 5 emboutit la 306 Peugeot «Police-secours». Les quatre policiers décident de l'interpeller. «Non seulement ils se voient opposer une résistance du contrevenant qui se débat, mais, en plus, ils reçoivent des pierres d'autres habitants hostiles qui se regroupent rapidement», rapporte le commissaire. Ils appellent des renforts.

Trois policiers arrivent à bord d'un autre véhicule, en sortent «pour les soutenir», mais «sont pris à partie par 250 jeunes, d'après ce qu'ils disent, et se retrouvent encerclés par la foule. Ils ont reçu des pierres, des pièces de mécanique et de moteur. Ils ont fait usage de gaz lacrymogène pour se tirer de ce guêpier et se sont réfugiés dans la 306 Peugeot accidentée de la première patrouille. Ils ont fichu le camp tous les sept à bord. Sur place, les délinquants ont brûlé la seconde voiture de police intervenue, le feu s'est propagé à la Super 5.»


Le poste de Police "blindé" au pied des tours des 4000
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Les images restent en mémoire. Nicolas Sarkozy dans la cité des 4000, à La Courneuve, en Seine-Saint-Denis (93).

« Pourquoi vient-il chez nous alors que ce n’est pas pire qu’ailleurs ? » La question revient souvent parmi les habitants, largement partagés entre ceux qui critiquent et ceux qui approuvent les propos du ministre d’État. Certains n’ont pas oublié la visite du président François Mitterrand en 1983, quand un jeune a été tué. « Il nous avait déjà promis qu’il allait s’occuper de nous. » La déception et le scepticisme restent perceptibles.

Depuis les années 1980, cette cité du « neuf trois » demeure, à tort ou à raison, le symbole du « problème des banlieues » et de « l’insécurité ». Les images d’émeutes urbaines, de rodéos durant certains étés chauds restent associées à quelques noms emblématiques. Dont celui de La Courneuve. Cette image correspond-elle à la réalité ? Inutile de le cacher : même pour les journalistes, aller aux 4000 suscite une appréhension. Nous avons tous une image de cette cité, même si nous n’y avons jamais mis les pieds. Cette cité, avec sa tour de 26 étages, ses murailles architecturales, longues de 150 mètres, hautes de 15 étages. Un horizon barré. Physiquement barré. Un enfermement étouffant, même si l’on respire un peu mieux depuis l’implosion de quatre immeubles.

Bâtie par l’OPHLM de Paris dans les années 1960, la cité a grandi sous le signe de la brutalité. Brutalité envers une population à qui l’on offrait seulement un abri. Quatre mille logements, qui donnèrent son nom à ce quartier ainsi réduit à un simple numéro. Les pauvres s’entassèrent dans cet espace, le plus réduit possible. Certains d’entre eux, devenus un peu moins pauvres, ont fui ce microcosme gigantesque (40 % des 35 000 Courneuviens vivent aux 4000) qui concentre, plus qu’ailleurs, tous les problèmes du moment. Le chômage y atteint les 37 %, contre 20 %, en moyenne, dans les 750 « zones urbaines sensibles ». Et rend visibles des stigmates de la crise : des grappes de jeunes désoeuvrés qui « tiennent les murs » en bas des immeubles, le regard arrogant, parfois menaçant. D’instinct, on baisse les yeux. Des murs tagués, l’odeur d’urine dans les escaliers et les ascenseurs, les ordures et les objets jetés par la fenêtre d’on ne sait quel étage, les indices noircis d’anciens incendies...

S’introduire dans la cité, c’est constater que la « minorité » apparaît, aux yeux de nombre de ses habitants comme la cause première du problème. Symptômes le plus visible du désastre humain, les incivilités, les agressions, le vandalisme ou les trafics camouflent l’origine du mal qui ronge les 4000. Ces délinquances constituent, de fait, l’essentiel de l’image des cités dites « sensibles ».

Les 4000 manquent d’argent pour se reconstruire. Il fut un temps où le PCF scandait « l’argent existe », où il instaurait les « cahiers de la misère et de l’espoir ». Des initiatives jugées, à l’époque, ringardes. S’introduire dans la cité, c’est percevoir, pourtant, combien ces actions politiques redonneraient une perspective dépassant les longues et hautes barres qui cachent la vie.


 



Cette année, il y avait pas mal de nouveauté, les trop classiques Klien, Soulage, et autres Fontana sont toujours là mais bon place est faite à de nouveaux artistes qui montent à ne pas manquer dans top 25 : Tony Cragg, Anselm Reyle chez Almine Rech, Bertrand Lavier, Kwang-Young Chun, A.Perrot, Georges Mathieu.

Mon préféré c'est une installation

 

>> La suite du top 25    





Hier soir, nous étions entre bloggeurs au Pavillon Baltard, l'ambiance ? c'était un peu celle que j'ai vécu en 1999 lors des premiers First Tuesday à l'Entrepot dans le 14e, cad de vrais passionnés entre eux.

 Meme s'il y avait un certain nombre bloggeurs pas encore positionnés sur la campagne, les discussions les plus "chaudes" furent entre d'un coté
eklectik  , Lavande et CoquelicotsKOZ  et de l'autre entre autre Farid Taha et ses amis udf, et dans un autre contexte Le Peuple des connecteurs.

Mention Spéciale pour
Vincent Feltesse Secrétaire National au PS en charge des TIC
(A lire dans Libé)

En deux mots les strats UMP / PS sont très très différentes sur le Web ;-) , à suivre...


Rendez-vous dans 4 semaines pour le prochain Round !
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