Le moral des ménages français a connu une très nette embellie en mai, l'indicateur qui le mesure grimpant de six points à -14, son plus haut niveau depuis 2002, après -20 en avril et -22 en mars, en données corrigées des variations saisonnières, a indiqué jeudi l'Insee.

"C'est l'état de grâce présidentiel !", s'exclame Alexander Law, de la société d'études Xerfi, pour qui "il y a bien eu un +effet Sarkozy+ sur le moral des ménages". Car si le solde entre les pourcentages de réponses positives et négatives reste négatif, il n'a jamais été aussi élevé depuis 2002 (ou depuis fin 2003 si l'on s'en tient au nouveau mode de calcul de l'indicateur).

Même conclusion de Marc Touati, de l'ACDE (Association pour la connaissance et le dynamisme économiques), qui relève qu'il faut remonter à "juin 1997, lors de l'arrivée de Lionel Jospin à Matignon" pour retrouver une "telle progression" de cet indicateur. Le solde avait alors progressé de neuf points, selon l'Insee.

En mai, la quasi totalité des soldes d’opinion composant l'indice ont évolué "très favorablement", a souligné l'Institut de la statistique et des études économiques. L’amélioration la plus notable concerne l’opinion des ménages sur les perspectives d’évolution du niveau de vie en France, avec un solde d'opinion qui s'améliore de 15 points à -2. Les ménages sont aussi plus nombreux à penser que le niveau de vie en France s’est amélioré au cours des mois précédents.

En hausse depuis le début de l’année, le solde sur la situation financière actuelle des ménages "progresse sensiblement" en mai, note aussi l'Insee. Et les ménages se montrent également beaucoup plus optimistes sur les perspectives d’évolution de leur situation financière (solde en hausse de six points). 



Le Président de la République organisait ce soir une réception pour l'équipe de la Campagne Présidentielle. C'était l'occasion de revoir et revivre les meilleurs moments de la Campagne avec les amis de l'UMP, d'Enghien et les blogueurs . Le Président a fait un point sur ses premiers jours d'actions, à suivre...


Formidable Gaël Monfils ! Huitième de finaliste l'an passé, "La Monf" confirme qu'il sait "enflammer" à Roland-Garros ! Vainqueur en cinq sets, la veille, d'Olivier Rochus, le Parisien fait plier la tête de série n°18, l'Argentin Juan Ignacio Chela, 3/6, 6/3, 6/3, 6/1 en 2h45. Sous les yeux ravis de son nouvel entraîneur, Tarik Benhabiles, mais aussi de son papa, Gaël a fait preuve d'une intelligence tactique et d'une robustesse physique impressionnantes. Au troisième tour, un autre "Gaucho" l'attend, David Nalbandian (n°15). Ce sera compliqué mais pas impossible. Monfils, c'est le renouveau !

Malgré la pluie bravo à ceux qui sont restés sur le Central et merci à Tom et Oleg.


Pourquoi le Nouveau Centre ?


Nous avons créé le Nouveau Centre pour perpétuer l’existence d’un parti du centre au sein de la vie politique française et rassembler des femmes et des hommes attachés aux idées sociales, libérales et européennes, résolus à mettre en œuvre concrètement le message centriste. Ce parti constituera le pôle centriste de la majorité présidentielle nouvelle. Nous nous situons ainsi dans une longue tradition politique : sous la Cinquième République, la majorité présidentielle s’est toujours appuyée sur plusieurs piliers. En faisant le choix de maintenir une force politique au centre, nous manifestons notre refus de tourner le dos à l’histoire du centre et de rester fidèle à la tradition de la famille centriste, libérale et démocrate-chrétienne.

Nous nous situons au sein de la majorité présidentielle. Nous y conservons et conserverons toute notre liberté et notre autonomie. Ce choix n’est pas un reniement, ni un ralliement à l’UMP. C’est le choix de la raison et de la responsabilité, compte tenu du contexte politique et surtout compte tenu de ce que sont nos convictions, nos fidélités et nos principes. Nous voulons être utiles au pays.

Pour réussir le redressement de la France

Membres de l’UDF, nous avons soutenu Nicolas Sarkozy au second tour de l’élection présidentielle, pour trois raisons majeures :

  • le programme de Ségolène Royal nous a paru incompatible avec les exigences du redressement du pays, sur des points centraux : l’économie, les retraites, les 35 h, l’interventionnisme de l’Etat. Au contraire, le projet de Nicolas Sarkozy va dans le bon sens : réformer l’Etat, réduire les dépenses publiques, revaloriser le travail, développer l’emploi…
  • Nicolas Sarkozy a pratiqué l’ouverture, en annonçant son intention de former un gouvernement rassemblant des femmes et des hommes compétents issus d’horizons politiques différents, de la gauche moderne à la droite modérée, pour sortir la France du déclin.
  • Il a également repris plusieurs de nos propositions : la réduction de la dette, l’Etat impartial, le « small business act » pour les PME, l’introduction d’une dose de proportionnelle…
Enfin, sur l’Europe, l’intention de Nicolas Sarkozy de relancer la construction européenne est conforme à nos convictions. 

Pour rendre utiles les 7 millions de voix centristes

Notre pays connaît de graves difficultés et le temps du rassemblement est venu.

  • Il n’était donc pas responsable de faire l’impasse sur les cinq prochaines années pour se projeter déjà dans l’élection présidentielle de 2012.
  • Nous avons voulu que les 6,7 millions de voix qui s’étaient portées sur François Bayrou au 1er tour comptent dans les 5 années à venir, que le centre pèse dans le futur gouvernement et que les idées centristes soient appliquées.
  • Rester dans l’opposition, c’est se condamner à l’impuissance. Nous voulons être utiles, utiles au pays.

Pour rester libres et fidèles à nos convictions

Nous restons fidèles à nos convictions et à nos principes. Nous avons toujours été et restons des femmes et des hommes de centre-droit, attachés aux valeurs du travail, de la bonne gestion des finances publiques, de la famille, de la défense de la Nation…

Ce choix d’entrer dans la majorité présidentielle n’est pas un reniement, ni un ralliement à l’UMP, et nous ne baisserons pas notre drapeau. C’est le choix de la raison et de la responsabilité. Nous n’entrons pas à l’UMP, nous restons membres d’un parti du centre, indépendant.

Nicolas Sarkozy ne veut pas d’un parti unique de la droite et du centre. Il souhaite construire une majorité ouverte, rassemblant toutes celles et tous ceux qui sont prêts à participer au redressement du pays, qu’ils soient du centre, de la gauche ou de la droite.

Comme nous l’avons dit pendant la campagne présidentielle, une majorité de projet rassemblant des femmes et des hommes de sensibilités différentes doit pouvoir travailler ensemble pour résoudre enfin les difficultés de la vie quotidienne des Français : retraites, sécurité, emploi, pouvoir d’achat… La première étape importante pour réussir le rassemblement de cette nouvelle majorité présidentielle est clairement celle des élections législatives des 10 et 17 juin.

Pour large rassemblement

Face aux graves enjeux auxquels est confronté le pays — chômage, endettement public, retraites, pouvoir d’achat, école… —, il est nécessaire de se rassembler largement, au-delà de son camp d’origine, pour entreprendre les réformes nécessaires. La division est stérile et le rassemblement est une exigence, parce que la France n’est forte que lorsqu’elle est unie et qu’aujourd’hui elle a besoin d’être forte pour relever les défis auxquels elle est confrontée.

La très grande majorité des députés UDF
sont les artisans de ce mouvement.


"Françaises, Français, je vous demande de donner une majorité à la France pour qu'elle puisse avancer", a lancé le chef de l'Etat, dont c'était le premier discours public depuis son élection le 6 mai, devant environ 5.000 personnes réunies au Parc des expositions du Havre, sur les anciens docks du port.

"Il vous reste deux semaines pour parachever l'impensable révolution que vous avez accomplie le 22 avril et le 6 mai. Il vous reste deux semaines pour décider ou non de me renouveler votre confiance", a-t-il poursuivi.

"C'est le choix pour la France", a ajouté Nicolas Sarkozy, dans un écho au discours prononcé le 28 janvier 1978, en pleine campagne législative, par son lointain prédécesseur Valéry Giscard d'Estaing, à Verdun-sur-le-Doubs en Saône-et-Loire.
"C'est à vous tous, Françaises et Français, que je veux m'adresser ce soir", a commencé Nicolas Sarkozy devant un décor sobre, aux couleurs du drapeau tricolore, arborant une seule phrase: "Ensemble pour la majorité présidentielle".

"L'ouverture ne me fait pas peur", a-t-il poursuivi. "J'ai été élu sur un projet (...) Mais dans la mise en oeuvre de ce projet, il y a de la place pour toutes les femmes et tous les hommes de bonne volonté qui aiment la France, qui veulent servir la France, sans renier leur histoire ni leurs convictions."

"Je vois bien depuis quelques jours que la pensée unique est de retour (...) On la voit s'insinuer partout et s'opposer à tout", a-t-il déclaré. "C'est les mêmes qui disaient que je ne pouvais pas gagner qui disent que je ne pourrai pas agir. Ils n'ont pas compris la première fois, ils ne comprendront pas davantage la seconde. Alors je vais dire les choses tranquillement mais fermement: le règne de la pensée unique, c'est terminé."
Il a de nouveau exposé sa méthode: "Pour bousculer les contraintes, pour en trancher les noeuds, il faut frapper fort et il faut agir sur tous les fronts à la fois, il faut créer un effet d'entraînement, il faut (...) une masse critique."

Il a cité Danton, figure de la Révolution française : "De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace et la France sera sauvée. C'est exactement ce que je veux faire !"

"Je ne laisserai personne faire obstacle aux réformes que j'estime nécessaire", a insisté Nicolas Sarkozy. "Ce que j'ai dit, je le ferai. Je le ferai dans la concertation, dans la négociation. Je le ferai calmement. Je le ferai en essayant de convaincre. Je ne veux pas passer en force. Mais croyez-moi, je le ferai. Et s'il faut passer des jours et des nuits pour convaincre, eh bien, on va convaincre. Je serai inépuisable."

"Je serai un président qui gouverne", a-t-il ajouté. "Je le serai avec le souci de rester au-dessus des partis et de conserver ce rôle de rassembleur qui est l'essence-même de la fonction présidentielle. Mais je le serai."
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