15 mesures pour réduire la fracture numérique en France
 MESURE 1 > La « donation directe » de PC usagés par les entreprises à leurs salariés.
MESURE 2 > Le « PC recyclé à 99 euros », un moyen écologique de faire baisser le coût d’acquisition d’un PC.
MESURE 3 >  Le « PC Loué », un PC neuf à coût réduit.
MESURE 4 > Aider la population des étudiants défavorisés.
MESURE 5 > Systématiser le « Passeport Internet », mieux former pour réduire l’appréhension du numérique.
MESURE 6 > Renforcer la politique de soutien aux TPE.
MESURE 7 > Rendre légalement possible l’échange d’un RTT par an pour des formations aux NTIC dans le cadre du dispositif de compte épargne temps.
MESURE 8 > Développer les partenariats privé/public pour permettre l’accès à l’Internet dans les zones économiquement non rentables.
MESURE 9 > Faciliter l’accès à l’Internet des personnes handicapées, pour le bénéfice de tous.
MESURE 10 > Réaliser une campagne de communication pour sensibiliser les non-utilisateurs.
MESURE 11 > Multiplier les initiatives permettant d’utiliser les TIC au service de projets destinés à des populations défavorisées dans un objectif de développement social (jeunes des quartiers défavorisés, personnes âgées, personnes handicapées).
MESURE 12 > Multiplier les bornes d’accès à Internet dans les lieux publics.
MESURE 13 > Développer des partenariats de recherche privé-public .
MESURE 14 > Reconnaître qu’en plus de savoir lire et écrire, il faut savoir se servir d’un ordinateur et d’Internet.
MESURE 15 > Prendre l’engagement de préserver en France le nouvel espace de liberté que représentent Internet et les plateformes de contenus générées par les utilisateurs.

Nicolas SARKOZY a pris connaissance des propositions de l’association « Renaissance numérique  » pour réduire la fracture numérique en France, rendues publiques le 29 mars.

Il salue ce travail sérieux et constructif dont il partage le constat ; et a demandé à Renaud DUTREIL d’en approfondir le contenu et les propositions avec les membres de l’association.

  



A Nice, devant 12 000 personnes, Nicolas a tenu un discours offensif, revenant sans dévier de sa ligne politique, sur les thèmes de l'identité nationale et de la sécurité.
Dénonçant "la faillite morale d'une certaine gauche" et " du microcosme parisien qui ne prend jamais le métro", il attaque : "Maintenant, on sait ce que c'est que l'ordre juste. L'ordre juste c'est lorsqu'on trouve normal de frauder, c'est trouver des excuses pour ne jamais avoir à punir, c'est tenir toute intervention de la police pour une provocation. L'ordre juste, c'est le nouveau paravent de l'inconséquence et de la bonne conscience." Et enfin, l'assaut final : "L'ordre juste, quand on le juge à l'épreuve des faits, c'est juste le désordre et au bout du désordre, il y a toujours l'injustice."

Nicolas prend soin de préciser in fine : "Je ne suis pas un conservateur. Je ne veux pas laisser l'ordre à l'extrême droite. Mes valeurs n'ont jamais été les siennes et je n'ai jamais été autre chose qu'un adversaire de Jean-Marie Le Pen. J'ai voulu faire entrer ces idées dans la droite républicaine. Dans les valeurs auxquelles je crois, il y a aussi l'ouverture et la tolérance."

RDV jeudi à Lyon...

 François Bayrou ou l'indécision française

Avec humour, l'auteur raconte comment François Bayrou pourrait devenir président... si les Français ont peur du changement. Même si la seule solution qui vaille, selon lui, s'appelle Nicolas Sarkozy.


Il faut savoir reconnaître ses torts. Il y a quelques semaines, j'ai eu l'occasion d'interroger l'un des trois grands candidats à l'élection présidentielle française et je l'ai manquée. En tout honnêteté, c'est même pire : je n'étais presque pas là !

C'était à l'occasion d'un assez grand dîner, à Versailles. L'orateur du soir se tenait sur une petite estrade. A la moitié de son discours, je me suis réveillé en sursaut. Il me semblait que je ne m'étais assoupi que quelques secondes, mais en rouvrant les yeux je sentis le rouge me monter au visage. Je jetai un œil autour de moi, confus. L'assistance était parfaitement calme. Je n'étais pas le seul à piquer du nez.

Je rejetai la cause de mon impolitesse sur le dîner et le vin – tous les deux excellents, naturellement – ainsi que sur la fatigue d'un pénible Londres-Paris. Mais, pour dire toute la vérité, l'orateur de ce soir-là – en dépit de toutes ses qualités – n'était pas précisément un grand tribun. J'étais également assez imperméable à l'exposé d'un projet politique promettant une continuité de la politique fiscale, le fédéralisme européen et une réforme radicale des institutions de la Ve République.

Et, à ce instant-là, rares étaient ceux dans la salle qui imaginaient que l'hétérodoxe François Bayrou, leader de la petite UDF, était sur le point de créer la surprise dans la campagne présidentielle. [...]

Cela étant dit, la percée de Bayrou reflète parfaitement l'ambivalence torturée des Français. Les deux principaux candidats appellent à un changement, Sarkozy d'une façon plus convaincante que Ségolène Royal. C'est ce que les électeurs disent vouloir. Un récent sondage montrait que plus de la moitié des Français pensent que leur pays est en déclin. Mais la France a également peur du changement. Le point fort de Bayrou est de n'être ni Sarkozy ni Royal.

En début de semaine, un ami français, fin observateur de la vie politique française, se disait indécis, comme près de 40 % de l'électorat français. Il pourrait voter pour Bayrou. Pourquoi ? Il était clair que Ségolène Royal n'avait pas les compétences, et il paraissait évident que Sarkozy était le mieux qualifié. Mais il y avait quelque chose d'irritant – son populisme ? son franc-parler affiché ? – chez le candidat hyperactif. Dès lors, mon ami craignait autant de voir Sarkozy gagner que de le voir perdre. La remarque de lord Salisbury, Premier ministre de la reine Victoria, me revint à l'esprit : Changer ? Pour quoi faire ? Les choses vont assez mal comme ça...

Pourtant, cette ambivalence s'explique. Une majorité de Français ont maintenu un certain confort économique et culturel dans cette période de déclin relatif. Même un libéral anglo-saxon reconnaîtra que les facteurs d'inertie de la France – l'intransigeance dans le domaine public, la splendeur de la ruralité, la prospérité du petit commerce – font aussi son attrait.

Néanmoins, le reste du monde a déjà plus ou moins son opinion. A ma connaissance, aucun responsable politique de part et d'autre de l'Atlantique ne s'est prononcé en faveur de Royal ou de Bayrou. Il est généralement admis que Sarkozy serait un bon choix pour la France et surtout pour le reste du monde.

Certains observateurs ont en tête la vision, exagérée selon mes amis français, d'un Sarkozy acquis à l'économie de marché libérale. C'est peut-être vrai. Mais l'idée est surtout qu'un président français de droite pourrait relancer la réforme des économies européennes. Et, si l'Europe a besoin de quelque chose, c'est bien de renouer avec une croissance soutenue.

Finalement, et je pense que c'est le plus important, Sarkozy apparaît comme l'homme du renouveau des relations transatlantiques. J'ai entendu certains diplomates européens dire qu'un rapprochement entre Paris et Washington rendrait les choses plus faciles. Angela Merkel serait plus à l'aise dans le couple franco-allemand, les relations avec le Royaume-Uni seraient moins tendues et la coopération entre l'Union européenne et l'OTAN en seraient facilitées.

Tout cela paraît bien ambitieux. Le libéralisme de Sarkozy a ses limites et, s'il est incontestablement plus proche de Washington que Jacques Chirac, il n'en est pas non plus à tomber dans les bras de Bush. Quant à la Constitution européenne, a-t-on pensé à interroger à ce propos l'eurosceptique Gordon Brown, futur Premier ministre britannique ?

 Une chose est sûre, pourtant : les enjeux de cette élection dépassent les frontières de la France. Ségolène Royal, avec sa culture de droite et sa politique économique de gauche, est un mystère. La promesse de Sarkozy de réveiller la France est un coup de dés. Et Bayrou ? Je crains qu'il ne nous endorme tous.



Philip Stephens


Étude réalisée auprès d’un échantillon de 982 individus, représentatif de la population française âgée de 18 à 29 ans. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de statut d’activité et de région de résidence.

Mode d’interrogation: L’échantillon a été interrogé en ligne sur système Cawi.
Dates du terrain: les interviews ont été réalisées du 5 au 7 mars 2007.

OpinionWay rappelle que ces résultats doivent être interprétés comme des rapports de force à la date de l'enquête, et en aucun cas comme prédictifs des résultats le jour du vote.


Après les violences survenues à la gare du nord à l’occasion de l’interpellation d’un voyageur sans titre de transport, les commentateurs se sont lancés dans un exercice d’amalgame avec les émeutes de l’automne dans les banlieues. Le parti socialiste, jamais en reste quand il s’agit de démagogie a immédiatement dénoncé l’échec du ministre de l’intérieur, rejoint par tous les candidats aux présidentielles attirés par la perspective de grappiller quelques voix supplémentaires.
Cette attitude est irresponsable, elle est même antirépublicaine !

Il n’y a pas des circonstances où la loi doit être respectée et d’autres où son application n’est pas souhaitable. Quand un voyageur n’a pas payé son voyage, c’est un délinquant puisqu’il fait supporter le cout de ses actes à tous les autres usagers et aux contribuables français qui assurent l’équilibre des comptes des transports d’Ile de France. Quand, en plus il s’agit d’un adulte multirécidiviste, aucun républicain ne devrait lui trouver la moindre circonstance atténuante et émettre le moindre doute sur le travail des forces de l’ordre.

Comment convaincre les jeunes de respecter la loi,  quand leurs ainés pour de basses raisons politiciennes, critiquent la police, la gendarmerie et la justice quand ces institutions ne font qu’appliquer la loi votée par le Parlement, c'est-à-dire par les représentants du peuple français ?
A entendre les socialistes, la justice et la police ne devraient ni contrôler les étrangers entrés irrégulièrement sur le territoire français quand ils sont à proximité d’une école – jusqu’à quelle distance la loi est encore applicable ? La police serait elle comme l’alcool un danger pour la jeunesse qu’il faille interdire son usage à moins de trois cent mètres des établissements scolaires comme c’est le cas pour les débits de boisson ? – ni interpeller les resquilleurs dans les transports en commun pour ne pas provoquer les voyous toujours à l’affut d’une occasion de casser.

Bien sûr la pauvreté, l’exclusion doivent être combattus avec la plus extrême énergie car la violence se nourrit du désespoir de ceux qui ne se voient pas d’avenir. Mais laisser entendre chaque jour que la loi est à géométrie variable et que les fautes commises par les jeunes, les sans papiers, les terroristes repentis sont excusables est irresponsable et contraire au pacte républicain qui reste la meilleure protection des plus fragiles et des plus modestes.

Francois Fillon - Le Blog


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