
CBS survend un agacement du Président de la République dans un court passage d'une interview et après une semaine de tournage pour tenter de doper son audience TV. La présidence de la république avait donné à l’équipe de CBS un accès privilégié au Président de la République Nicolas Sarkozy.
Les journalistes de CBS ont pu suivre le Président dans plusieurs rencontres et déplacements pendant près d’une semaine : rupture du jeûne musulman à la Grande Mosquée de Paris, remise des insignes d'Officier de la Légion d'Honneur à M.David Lynch, réalisateur, déplacement à Dijon sur le thème de l'insertion par l'activité et la lutte contre la pauvreté accompagné avec M.Martin HIRSCH, visite du Musée Guimet des Arts Asiatiques, avec Lakshmi Mittal et Jacques Chirac, rencontre avec M. Bill CLINTON, ancien Président des Etats-Unis,...
Ils ont notamment été invités à le suivre en déplacement en Bulgarie, où ils ont pu rencontrer les infirmières bulgares. Au retour, ils ont eu l’opportunité de voyager dans l’avion présidentiel ce qui, faut-il le préciser, est une faveur accordée jusqu’ici que très rarement à des journalistes, français ou internationaux. Le Président leur a même accordé un entretien dans l’avion, durant près de 30 minutes, qui devait selon semble t’il être la seule interview accordée à CBS.
Or CBS semble avoir lourdement insisté pour qu’à cette interview s’ajoute un autre entretien assis à l’Elysée. D’abord réticent à cette idée (Le Président donne peu d’interviews et n’a pas pour habitude d’en donner deux au même média étranger, la même semaine…), il accepte le principe de l’interview à la condition que son emploi du temps du vendredi le permettra.
Or, ce vendredi, le Président reçoit Bill Clinton dans un entretien plus long que prévu, qui déborde même sur l’horaire auquel il devait recevoir le Président Ukrainien Viktor Iouchtchenko. A sa grande surprise, le Président Iouchtchenko est accueilli sur le perron de l’Elysée par deux Présidents au lieu d’un seul, les Présidents Sarkozy et Clinton. Une conférence de presse s’improvise entre les trois chefs d’Etat avant que Mr Clinton ne se retire.
L’emploi du temps de la journée fut largement bousculé, ce qui devait annuler l’interview pour 60 Minutes. Or l’équipe de 60 Minutes eut malgré tout la faveur d’un court entretien, que les journalistes devaient organiser autour de deux thèmes : le parcours personnel de Monsieur Sarkozy et le dossier Iranien.
A la grande surprise de tous, après deux questions sur ces thèmes, la journaliste vedette Lesley Stahl interroge le Président de la République sur sa vie de couple. Le Président répond de manière courtoise en précisant qu’il ne ferait aucun commentaire sur cette question, et que s’il devait en faire, ce ne sûrement pas dans ce contexte. Malgré cette réponse, Madame Stahl insista avec une nouvelle question sur la vie de couple du Président. C’est alors que le Président décida de mettre fin à l’interview.
Le Président Sarkozy a une forte personnalité et un très haut niveau d’exigence. Chacun sait que lorsqu’il n’est pas content de quelque chose, il le fait savoir.
Le mot « imbécile » qu’il a employé ne s’adressait évidemment pas à la journaliste ou au personnel en présence, mais au porte parole qui avait insisté pour que l’interview se fasse malgré le peu de temps que le Président avait à consacrer à 60 minutes au milieu d’une journée de travail très chargée. Peu de temps après la fin de l’interview, le Président de la République s’est rendu à Issy-les-Moulineaux pour inaugurer le nouveau collège Georges Mandel et prononcer un discours sur l’éducation.
Je rappelle que pendant sa campagne électorale, Nicolas Sarkozy avait répondu favorablement aux sollicitations de la télévision américaine, en participant à une interview (YouTube) proposée par le grand journaliste Charlie ROSE de la chaîne PBS.
L’interview de Charlie Rose avait été intéressante et riche. Les dossiers intérieurs et internationaux de la France avaient été abordés dans le plus grand sérieux et le plus grand respect. On pouvait s’attendre de la part de CBS à un traitement au moins aussi sérieux et digne du Président Sarkozy que celle qu’avait faite Charlie Rose du simple candidat Sarkozy.
On peut s’étonner qu’une grande chaîne américaine ait pu se permettre d’insister lourdement sur la vie de couple du Chef de l’Etat français. On imagine mal la situation inverse. Les questions posées par 60 Minutes n’étaient pas à la hauteur du respect que l’on doit à un chef d’Etat, a fortiori à un Chef d’Etat étranger.
Les téléspectateurs de CBS n’y se sont pas trompés, en réagissant vivement et souvent avec révolte à l’impudence de la journaliste Lesley Stahl. « On n’interview pas le Président de la République française comme on interview Britney Spears » pouvait-on lire ce matin dans le commentaire laissé par un internaute sur le site Internet de CBS…

UNE FOIS n'est pas coutume, c'est le retour du beau temps malgré la grève et son chaos. Que d'éloges, quasi unanimes, dans les allées plus aérées de cette 34
e Fiac, qui entendait défendre les couleurs de la France jusqu'à ce soir au Grand Palais, à la cour Carrée du Louvre et dans le jardin des Tuileries ! Les 179 exposants venus de 23 pays, soit seulement 42 % de galeries françaises, affichent une franche bonne humeu

En quelques années, l'image de cette foire, qu'on a connue confuse et ronronnante à la porte de Versailles, a bien changé. En un an seulement, sous l'impact tenace du duo
Jennifer Flay et Martin Béthenod, elle a su prendre possession du Grand Palais malgré l'architecture écrasante de ce navire de verre et le casse-tête des règles de sécurité. Elle a su aussi prendre une ligne plus claire, quitte à trancher dans le vif et à écarter certains bons exposants (40 nouveaux venus cette année dont 36 étrangers), et imposer une palette variée, ouverte, de qualité, qui correspond à la définition de la culture française. Elle semble bien partie pour retrouver sa place dans la compétition des foires, ces musées éphémères du marché qui se disputent les faveurs des acheteurs hyperactifs, informés et bien conseillés.
Cette Fiac offre, du fait de cette ouverture internationale, des stands de qualité plus qu'enviable.
« Les étrangers ne sont pas venus cette fois avec leurs fonds de tiroir pour un petit marché bien français », résume une globe-trotteuse de l'art qui a réussi à faire venir tout un cortège de collectionneurs californiens. Démonstration ? Le public des habitués est resté bluffé devant la confrontation Joan Mitchell-Louise Bourgeois chez Cheim & Read. Devant la table ovni de l'architecte
Zaha Hadid chez Ulrich Fiedler, (prototype à 140 000 eur d'une future édition de douze). Devant les Basquiat de Van de Weghe, nom influent de New York (autoportrait au crâne sur fond bleu, peint l'année de sa mort, qui a électrisé Marc et Éric, 39 et 36 ans, cofondateurs d'une start-up informatique).
Les piliers de la Fiac ne sont pas en reste avec quelques accrochages inventifs, forts et inédits, les oeuvres de la Galerie Templon ont été remarqué. J'ai bien aimé l'oeuvre de Rashid RANA (The World is not Enough) sur un air de Grenelle de l'Environnement, ais aussi les artistes du courant artistique baptisé Post Sept11 comme cette installation, cette échelle, ce crâne, corps en verre vide de sang (Dexter est passé par là ?) et enfin ces photos 1 et 2. (Best of 2007)