A l'occasion d'une cérémonie de remise de décoration à l'Elysée, le Président a encouragé dans son discours les jeunes à s'engager dans la vie politique et citoyenne du pays; le message est clair, ne pas porter d'attention aux petites phrases et aux attaques personnelles.
Rien ne pourra freiner le chemin des réformes !

Dans son édito d'hier
sur Europe1 Catherine Nay sonne la FIN DE LA RECRE !
Le lynchage gratuit c'est FINI !


 


 



Les jours de campagne se suivent et ne se ressemblent pas, les réunions d’appartement ont été l’occasion de rencontrer les citoyens de l’arrondissement dans un cadre privilégié.

Les tractages sur les marchés du 16e et les rue piétonnes ont permis d’entendre les messages des familles.

Les tractages devant les bouches de métro, nous ont ouvert sur les actifs jeunes ou moins jeunes de l’arrondissement et surtout sur leurs attentes.

Les réunions d’écoles sont aussi l’occasion de permettre au plus grand nombre de nous transmettre leur attente pour la prochaine mandature.

Enfin les cafés politiques nous ont permis de débattre sur des sujets de fond concernant l’avenir et les enjeux de notre arrondissement.



Les candidats tissent leurs réseaux d'influence sur l'Internet

De nombreux candidats utilisent Internet pour faire connaître leurs programmes et leurs initiatives. Après les blogs, ils s'emparent de nouveaux outils comme les réseaux sociaux (Facebook), les services de cartographie et les sites de partage de vidéos (Dailymotion).

Sur Internet, les responsables politiques se cherchent des amis avant les municipales. François Bayrou, candidat du Modem à Pau, en compte 3.547 sur sa page personnelle du site Facebook. Les deux principaux postulants à la mairie de Paris, Bertrand Delanoë pour le PS et Françoise de Panafieu pour l'UMP, en comptent respectivement 6.137 et 1.589. Et l'actuel maire de Paris a diffusé un message vidéo « A mes amis de Facebook ». Même de plus petits candidats comme Cédric Tartaud-Gineste (UMP) à Salers ou Jérôme Furet (PS) à Crépy-en-Valois s'y mettent.

Des stratégies différentes

Les partis politiques ont décidé cette année de saisir Internet avec des stratégies différentes. Une approche très centralisée pour l'UMP. Un ordre de marche plus chaotique au PS. Par exemple, sur les 370.000 adhérents que compte l'UMP, un peu plus de la moitié d'entre eux, soit 190.000, seraient membres de UMPNet, une plate-forme participative du parti sur Internet. « Nous avons souhaité rendre les technologies le plus accessibles possible à tous les candidats sur notre site. Cent fédérations nous ont rejoints et tout le monde s'y met maintenant, petits comme grands candidats », explique Thierry Solère, secrétaire national de l'UMP chargé d'Internet.

Cette « fédération numérique » a été souhaitée par Patrick Devedjian, le secrétaire général de l'UMP au lendemain de l'élection présidentielle. Elle propose de mettre à disposition sur UMPNet et de former des candidats ou des sympathisants aux technologies de l'information : blog, réseaux communautaires, tels que Facebook, ou site de partage de vidéos, tel Dailymotion. Pour l'occasion, une petite application de cartographie basée sur le service Google Maps permet même d'afficher sur sa page personnelle la localisation de tous les candidats UMP en campagne et d'afficher, au jour le jour, leurs actualités.

Chaîne TV sur la Toile

Certains vont même jusqu'à créer leur propre chaîne de télévision sur la Toile comme Françoise de Panafieu avec PanafTV, les Verts sur le site de partage de vidéos Dailymotion ou, encore, le Front national dans les Hauts-de-Seine avec TV92.

« Grâce à Internet, les coûts de diffusion et de montage d'un film se sont effondrés et tous les militants se sont emparés de ces nouveaux moyens pour communiquer à moindres frais. Même si, pour le moment, les vidéos ressemblent plus à du théâtre filmé qu'à des contenus professionnels », estime Benoît Thieulin, fondateur de la société la Netscouade et ancien responsable de la campagne Internet de Ségolène Royal.

Le candidat Verts à Paris, Denis Baupin, a, lui, préféré créer sa radio sur le Net, Fréquence Verte. Tandis que Philippe Juvin, candidat UMP à la Garenne-Colombes, a commencé à blogger sur un téléphone portable par envois de SMS grâce à Twitter.

Cette année, la quasi-totalité des politiciens en lice ont désormais une activité sur Internet qui dépasse le simple blog. Même si cette arme de communication peut être à double tranchant. « Des militants peuvent quelquefois s'emparer d'une vidéo ou de propos sur le Net émis par un camp opposé pour souligner un mensonge ou une erreur », ajoute Benoît Thieulin. Il devient alors très difficile pour les candidats de maîtriser toute leur communication sur la Toile.

EMMANUEL PAQUETTE

Michel Barnier vous donne rendez-vous vendredi pour un WebCafé




A l’occasion de la nocturne du Salon de l'Agriculture, Michel BARNIER, Ministre de l'Agriculture et de la Pêche, débattra face aux blogueurs et aux internautes lors d'un WebCafé sur le stand du Ministère.

Le Webcafé sera animé par Thierry Solère


:: Les thèmes du WebCafé

- Pêche : objectif de la PCP, plan pour une pêche durable
- Viticulture : AOC, compétitivité
- Agriculture durable : grenelle de l’environnement, réchauffement climatique, diminution des pesticides, agriculture bio, …
- Alimentation, nutrition, santé
-  Recherche : « agriculture en 2025 », enseignement agricole, entreprenariat agricole, OGM…

:: Focus
- « Green power » , Actif stratégique : chaque année l’agroalimentaire française vend l’équivalent de 500 airbus à l’étranger (en 2007, 9 milliards d’excédents commerciaux)
- Présidence française de l’UE : PAC, « diplomatie agricole »
- L’agriculteur est « connecté » : le numérique et le monde rural et agricole.


Pour aller plus loin :


Vos questions directement par mail :vducrey@gmail.com


Intervention de Francois Fillon présentant les axes stratégiques d'une "politique du numérique" pour la France, prononcée le jeudi 21 février 2008 lors de la journée du pôle de compétitivité des contenus numériques "Cap Digital" (Paris). 

"Mesdames et Messieurs,

On a dit beaucoup de choses sur l’élection présidentielle de 2007...
Mais on n’a peu dit que la campagne présidentielle fut la première vraie webcampagne dans notre pays.
Et ce qu’on n’a pas encore dit, c’est que la nouvelle équipe qui sert la France appartient à la génération du numérique.

A mon sens, c’est la première fois que le Président de la République, le Premier ministre et la totalité des ministres vivent au quotidien avec les technologies de l’information et de la communication.

En ce qui me concerne, ce n’est pas une nouveauté, car j’ai toujours été attiré par ces technologies. Depuis mon premier ordinateur, un Toshiba T3100, je n’ai pas cessé d’être passionné. Ministre de la recherche en 1993, puis des postes et télécommunication en 1995, je sentais que la "3ème révolution industrielle" que l’on espérait depuis les crises pétrolières viendrait d’internet et des TIC.

Je peux vous dire que ma vision n’était pas partagée par tous.

Une anecdote.

Un jour, je reçois un haut responsable des télécoms qui me parle pendant tout l’entretien du minitel. Je lui demande : "Et internet, qu’en pensez-vous ?". Et là, mon interlocuteur me répond avec aplomb : "Monsieur le ministre, l’internet est une mode, ça ne durera pas."...

On était en 1995. La France était alors en queue de peloton sur les NTIC. 140000 ordinateurs étaient raccordés au réseau contre 9 millions aux Etats-Unis...

[...]

Le seul combat qui vaille est donc celui qui associe l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur.

Ce dont nous avons besoin, ce n’est pas de défenseurs du seul audiovisuel, ce n’est pas de défenseurs des seuls réseaux : c’est de défenseurs du numérique ! Et vous pouvez compter sur moi pour être le premier d’entre eux.

"Mener une "politique du numérique" : c’est l’ambition du président de la République et de mon Gouvernement.

Cela veut dire d’abord reconnaître l’importance des acteurs que vous êtes.

La diffusion des TIC et leur utilisation sont des leviers majeurs pour aller chercher le point de croissance qui manque à notre économie.

En Europe, les TIC sont la source d’un quart de la croissance.
Elles représentent 40 % des gains de productivité. Mais en France, l’influence des TIC dans la croissance du PIB est de 0,4 à 0,8 point inférieure à ce qu’elle est dans d’autres pays.

[...]

Notre politique du numérique s’appuie, naturellement, sur notre investissement massif en faveur de l’intelligence.

En neuf mois, le Gouvernement a déjà pris des mesures structurantes inédites.

Notre but est clair : faire de notre territoire l’un des plus attractifs d’Europe pour les activités de recherche et développement.

Autre objectif phare : c’est le soutien au développement de business angels français.
Nous en avons 4 000 en France, alors que la Grande-Bretagne en compte 30 000 !
Ce n’est pas à vous que j’apprendrai le rôle-clé de ce type d’investisseurs dans la chaîne de financement des jeunes entreprises innovantes.

Vraiment : je veux qu’on arrête de considérer DASSAULT SYSTEMES, BUSINESS OBJECT, ILOG, et désormais DAILYMOTION et NETVIBES comme des exceptions.

Je veux plutôt qu’on les voie comme les premiers d’une longue série, que viendront enrichir - pourquoi pas ? - ALDEBARAN-ROBOTICS, ou BARACODA dont les projets viennent de m’être présentés.

Enfin, dans la prochaine loi de modernisation de l’économie, nous proposerons un statut unique pour toutes les entreprises à fort potentiel de croissance. Il s’appuiera sur le statut de "jeune entreprise innovante" qui, comme vous le savez, offre des exonérations d’impôt et des allègements de charges spécifiques.

En procédant ainsi, c’est l’innovation - et pas seulement la recherche - que nous souhaitons favoriser.

A présent, il faut permettre un développement de la fibre optique rapide et respectueux d’une concurrence saine entre les opérateurs.

C’est la condition sine qua non pour que le marché conserve son dynamisme et réussisse cette mutation. On a déjà conduit des concertations dans le comité de pilotage très haut débit animé par Christine Lagarde et Hervé Novelli.

[...]

Dans le domaine du numérique, force est de reconnaître que les compétences de l’Etat sont fragmentées entre un grand nombre d’acteurs.

Cette organisation était certainement justifiée lorsqu’il s’agissait de gérer au mieux la transversalité d’un sujet encore émergent.
Elle est sans doute moins pertinente lorsqu’il s’agit d’en faire un enjeu majeur de notre compétitivité.

Cette question de la gouvernance, de la meilleure organisation de l’Etat pour le numérique, nous y travaillons avec le président de la République. 

Voilà, Mesdames et Messieurs, le message de volonté et de soutien que je voulais vous adresser.

J’ajouterai un dernier mot : l’expression "politique du numérique" ne doit pas être mal comprise.

Mon but n’est en rien d’assujettir l’internet aux poids de nouvelles contraintes ou réglementations, déjà trop nombreuses pour un domaine pourtant si récent.

Je veux au contraire libérer les forces de la créativité !
Dé-corseter le web !

Et je veux compter sur vous, comme vous pourrez compter sur moi.


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