Lundi dernier se tenait une « pizza 2.0 » de campagne avec Xavier Bertrand,  réunissant bloggueurs et influenceurs Web au siège de l’UMP autour de quelques pizzas pour faire le point sur les réalisations de l’équipe de campagne, et débattre de ce qui a été fait jusqu’à ce jour par l’ensemble des partis pour ces élections.  

J'ai donc fait un premier point de veille sur les différentes initiatives prises au cours des derniers jours par les partis engagés dans la campagne européenne.

En ce qui concerne l’UMP, les Jeunes Populaires ont lancé le 21 avril leur caravane européenne qui parcourt actuellement les sept circonscriptions métropolitaines avec 69 villes-étapes, pour dialoguer et échanger sur les thématique de l’Europe avec les citoyens de toute la France.  

Nous avons également mis en ligne le projet sur le site internet UMP2009.eu, avec un gros travail effectué sur le référencement de l’URL de la page du projet, afin de la mettre en valeur dans les résultats des moteurs de recherche.

Le kit de campagne a été lui aussi mis en ligne, avec le tract et l’affiche « Quand l’Europe peut, l’Europe veut » téléchargeables, ainsi que des boutons pour les sites et les blogs aux couleurs des candidats.  

Enfin, dans les projets en préparation pour la dernière ligne droite,  nous réfléchissons à une mobilisation à deux jours du scrutin, en live dans plusieurs grandes villes, afin de compléter l’action on line par une action off line. 

Les bloggeurs et influenceurs présents ont ensuite pu prendre la parole pour partager  avec nous leurs remarques sur le site UMP2009.eu, ainsi que leurs propositions. Le tout dans un esprit de libre parole et d’échange, qui a permis à l’équipe de campagne de répondre aux interrogations, et de recueillir leurs suggestions. 

Puis Xavier Bertrand nous a rejoint pour discuter de la campagne digitale, dans une ambiance très détendue. Il nous a notamment confirmé sa volonté d’accélérer la campagne, avec la diffusion de tracts, et la multiplication des réunions publiques. Il a également souligné le fait que l’UMP était le seul parti engagé dans cette campagne à parler d’Europe avec un message clair; contrairement au PS qui s’enlise dans la critique de la politique nationale.

Du point de vue de la campagne sur le Web, Xavier Bertrand a rappelé qu’il souhaitait faire perdurer la mobilisation en ligne au-delà des élections, pour permettre aux élus de rendre compte de leur action via le site internet.   

Enfin, le Secrétaire Général de l’UMP s’est volontiers prêté au jeu des questions-réponses au cours duquel il a abordé sans tabous des sujets tels que le coût des institutions européennes, la Turquie ou la création d’un poste de commissaire à l’économie numérique.

 On en parle là (Libé) et là (l'Express)


Soins apportés en tant de guerre, aide alimentaire, visites en prison, prise en charge de personnes handicapées, intervention en cas de catastrophe … Autant de domaines d’intervention pour les 50 000 bénévoles et 16 000 salariés de l’association. Cet éventail, sans être exhaustif, interpelle le grand public afin d’évoquer la façon dont l’association s’est adaptée aux besoins des époques dans lesquelles elle a inscrit ses actions.

Au-delà de l’urgence, les actions menées par la Croix-Rouge française visent à créer les conditions d’un retour à l’autonomie.

Dans un film "anniversaire" de 30 secondes (TBWAMAP), l’association a pour ambition d’illustrer toutes les "batailles" humanitaires qu’elle mène depuis 150 ans.

A travers ce voyage dans les différentes situations où la Croix Rouge est désormais appelée à intervenir, ce film appelle à une prise de conscience.

D’abord sur la nécessité d’une action globale et durable : peut-on se contenter d’agir ponctuellement sur la faim, la maladie pour rétablir un homme dans son humanité ?

Ensuite sur l’extension du domaine de l’humanitaire qui révèle l’inquiétante dégradation des conditions d’existence d’une part croissante de l’humanité et la difficulté des sociétés à l’enrayer.


Le 7 avril dernier, l’Ambassade des Etats-Unis organisait à l’Assemblée Nationale un séminaire sur le thème « les pratiques politiques dans les campagnes électorales ».

Des jeunes issus de la diversité et de différents bords politiques étaient réunis autour d’un plateau d’intervenants, rassemblant des membres de l’équipe de campagne de Barack Obama et de John Mc Cain, ainsi que des « experts » français, parmi lesquels Stéphane Rozès de l’Institut CSA, et représentants de la présidentielle 2007 (Benoît Thieulin et moi).

Un échange très intéressant entre les approches européenne et outre-atlantique de la communication politique, qui semblent parfois si différentes et pourtant se rejoignent sur bien des points.

Le Titre résume bien le Livre : "SARKOZY, du Fouquet's à Gaza"

J'ai vraiment bien aimé ce livre, petit verbatim :
p.93 : Sarkozy entreprend les réformes en négociateur, pas en guerrier. Il a remisé Clausewitz au placard.
p.57 : "Le problème quand vous devenez président, c'est que personne ne peut vous apprendre le job. Parce que ceux qui pourraient vous en parler n'en ont pas forcement envie."
p.137 : Début de la crise en Géorgie, Sarkozy dit : "je décide d'y aller. Mais on me dit : il faut un mandat. Bon alors je réponds : Convoquons un conseil extraordinaire. On me dit : C'est impossible, ils sont en vacances! Le conseil ne pourra pas se réunir avant le mois de septembre. Là je comprends que j'aurai mon mandat quand tout le monde sera mort! Donc j'agis."

On peut trouver le livre ici.

 
Le jeudi 7 mai, RSP.fm, la radio de Sciences Po organisait une conférence-débat en présence de : Virginie Calmels (PDG d’Endemol), Martin Rogard (DG de Dailymotion), Mats Carduner (DG Europe de Google), Laurent Solly (président de TF1 Digital) et Maxime Lombardini (DG de Free).

Bon plateau donc, mais parfois aussi antagoniste sur les idées, et concurrentiel sur le marché. Ce qui a donné lieu à de jolis débats notamment sur la loi Hadopi, avec un Maxime Lombardini très remonté contre un texte « hors du temps et écrit par des gens qui ne connaissent pas Internet », face à l’avis plus nuancé de Virginie Calmels pour qui « l’illégalité doit de toute façon être sanctionnée ». Pour autant, tous se sont accordés à dire que la question du piratage devait être résolue, Hadopi ou non, via la nécessaire conception d’une offre légale intelligente, pertinente et attractive.

Léger accroc également entre Google et le reste du monde sur la question de la publicité numérique, qui s’est vu reprocher la migration de certains annonceurs – et leur budget - de la télévision vers le Net. Pour Maxime Lombardini (en forme) c’est « un milliard d’euros parti chez Google ». Pour sa défense, Mats Carduner a invoqué la spécificité de l’audience du Web, qui a amené à Internet des annonceurs nouveaux, qui ne communiquaient pas avant en télévision ou en radio. A bon entendeur…

Le tout bien sûr dans une ambiance bonne enfant et détendue, avec un mot de conclusion de Bruno Latour, directeur scientifique de Sciences Po, qui a annoncé la création d’un media Lab dans l’enceinte de l’école. Preuve supplémentaire, s’il en fallait, que les nouveaux médias sont pris aux sérieux par les futurs leaders d'opinion. Ouf !


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