"...En mal d’arguments solides, l’opposition évoque enfin la question du symbole.
C’est un argument que je ne balaye pas d’un revers de main.
Notre histoire est traversée de symboles.
Quarante ans après la décision de 1966, que nous soyons encore là à évoquer l’héritage du Général de Gaulle, cela soulève en moi une fierté et une immense gratitude pour l’homme du 18 juin.
Mais toute sa vie, le Général s’est défié des situations acquises.
Les circonstances dictent les actes.
Les actes doivent anticiper les situations de demain et non pas reproduire celles d’hier. Seuls comptent le rang et l’intérêt de la France.
Or rien n’est plus contraire à notre rayonnement que la nostalgie.
La donne politique a changé, et donc, nous prenons l’initiative !
Nous la prenons en Europe, nous la prenons à l’ONU, nous la prenons au G20, nous la prenons dans l’Alliance atlantique.
Nous sommes en mouvement, l’opposition est à l’arrêt.
Nous regardons le monde, l’opposition s’observe.
Nous tentons de saisir le cours de l’Histoire, l’opposition tente vainement de la freiner.
Pour tous les peuples qui se font une certaine idée de la France, de notre République, la France reste la France, avec son exigence de vérité et avec son exigence de grandeur !
Mesdames et messieurs les députés,
En son nom, et selon les termes de l’article 49 alinéa 1 de notre Constitution, j’invite le Parlement à honorer le Gouvernement de sa confiance."
Le discours complet sur le Blog de
Francois Fillon.